jeudi 26 novembre 2015

Chez eux.

Je sais deux divorces,  trois enfants, ça marque. T’es tombé de haut.
Viens! Tombons amoureux... ramassons-nous la gueule parterre, nous verrons bien si,  après, nous aurons le courage de nous aimer, d’être en amitié aussi.
Alors on se retrouve sur internet, à tenter de rencontrer la personne idéale, on y croit tellement qu’on écrit des romans sérieux à une inconnue qui a une belle photo, un bon profil, peu importe sa situation.
Lui : Salut, je suis vraiment très cool, sympa, plein d'humour (le reste je te laisserai le découvrir et en juger par toi même si toutefois tu me réponds) et je sais que ce n'est pas gagné, car vu comme tu es mimi, tu dois être débordée sur ce site, je ne vais pas pouvoir te raconter ma vie, ni même pouvoir t'écrire un roman pour l'instant, lol, c'est pourquoi, j'espère que toi aussi tu auras envie de discuter et de faire connaissance avec moi, et qu'a ton tour, tu me mettras un petit mot (genre "salut" ce qui serait déjà sympa et mieux que rien) peut être le feras tu juste par politesse,  juste pour discuter ce qui n'engage en rien.. Je vais à présent te laisser, non sans t'avoir souhaité une bonne soirée (ou journée, suivant l'heure où tu liras ce message) à bientôt (j'espère)"
Elle : Rien alors.
Lui:  Lol. T’es cochonne ou bloquée ?
Elle : connard ou débile?
Lui : Oulla, coquine donc !
Elle : faut un mode d'emploi pour que tu ne tapes plus la discute avec moi ?

Puis le temps passe, vite, si vite depuis qu’on l’a rencontré la perle rare !
Nous avons passé de bons et longs moments, l’heure des séparations arrive.

Une autre elle : "Heu... ca y est? Tu as reprit toutes tes affaires? Les clés, tu les as? Non, parce-que j'en aurais sans doute besoin un jour, un jour ou l'autre... Le chauffage! Tu le reprends ou je le garde? Non, ta mère va me le demander un jour, un jour ou l'autre... Oui, je n'ai pas besoin de ça, il y a du bois en stock... merci, c'est sympa... Je n'ai pas le temps pour ça tu sais... ben oui, tu sais, je suis bête... Et les clés de la voiture? Tu les as? Tu la reprends? Non, parce-que... l'assurance est à mon nom quand même... Hein? Oui, c'est toi qui as le crédit... Oui, mais ça, à la limite, je te la rachète! Enfin un jour, un jour ou l'autre... Non mais... si tu es embêté... Je la prends! Puisque L'ASSURANCE est à mon nom! Comment ça j'insiste? NON! PAS DU TOUT!

Heu... Sinon, je voulais te dire... Si tu veux venir un week-end te reposer, l'air frais de la campagne ça fait du bien... Oui? Oui, oui! Garde les clés! Tu as raison! Et puis, ta mère se fera un plaisir de m'appeler pour me dire que tu arrives avec elle comme ça...
Hein?
Comment?
Ca me gènes?
PAS DU TOUT!
Non : je t’assure!
Pas. ...
Bon... Bein... Allez! On s'embrasse?
Enfin, je veux dire : on se fait la bise non?
Ha! Avant que j'oublie... J'allais oublier : je suis distraite!
Je t'ai préparé un panier. Pour la route.
Ho, ce n'est rien tu sais : je te connais, tu aimes bien les casse-croûtes au fromage. Oui : tiens! Allez... vas-y. Oui! Moi aussi. Non, je ne t'en veux pas. C'est rien! Allez : amis-amis. Enfin... Je veux dire : on pourrait rester amis... On se quitte en bon terme non?
Allez : on s'appelle!
Non, oui : tu as raison : je t'appelle!
C'est mieux!
Bisous.
Non? Oui : tu as raison!
On s'embrasse?
Non! Oui! Tu as raison! Il ne faut pas...
Allez... Au revoir.
Oui mon chou. Oups, pardon! Excuses... c'est parti tout seul
Oui : l'habitude.

Tu...
Tu... m'aimes?
Non! Oui! Je suis bête tu sais, enfin non : je veux dire... Ha! Je suis étourdie...
Oui, moi aussi.
Enfin, je veux dire : ha! Moi non plus.



Nous sommes tous des êtres de lumières.... certains mettent plus de temps que d'autres à trouver l'interrupteur... D’autre disjonctent. Celui-là préfère là l’éclairage indirect, l’autre la bougie ; chacun son trip.

Oui : j’ai entamé un nouveau cahier.
J’ai fini ton gâteau chocolat /pistache.
J'ai lavé les draps.

J’ai gardé ta brosse à dent.

La boîte aux messages est vide.
Toi qui voulait quelqu'un pour qui tu comptes.
J’ai dit à tout le monde que c’était toi que je voulais revoir pas pour un instant, pour un long moment, loin. Longtemps.
 Non : plus loin que ça encore. Tu ne t’imagines pas jusqu’où. Même moi j’ai dû mal à voir jusqu’à la mort, ça fait peur de mourir d’amour. Mourir d’une balle : bof, même pas mal.
Mais mourir d’amour. De manque d’amour ! N’Y a que toi qui ne l’a pas vu. T’as pas voulu. Je comprends. Pas facile de faire le bon choix dans cette jungle.
Merde, c’était bon le gâteau. Les p’tites pépites dessus : miam, miam. Ca coinçait entre les dents, j’étais obligée d’aller dans la salle de bain pour nettoyer et à chaque fois, ça ratait pas, toujours là...
Ta brosse à dent !
T’es pas beau, t’es pas con, t’es pas insensible, t’es rigolo, t’es pas beau, t’es pas : non, t’es pas irréversible.
 T’es pas un ami, t’es plus un amant, t’es pas beau, mais t’es tendre. T’as des poils sur le torse, j’aime ça. D’habitude, les types se rasent là, toi ça sent bon, ça sent le love-love, envie de  toucher, de glisser doucement du bout des doigts, de descendre et puis je ne sais pas. Tu n’as pas que ça.
Non, c’est que je ne sais pas par où commencer tellement on n’a pas prolongé. J’aimerais savoir plus. Voir beaucoup plus que ça : un gâteau au chocolat. T’écrire, t’appeler, ça sert à rien, tu ne vois pas, que ça, ça ! Ça : tu ne vois pas.
C’est un cahier vierge.
Pour toi.
Je vais t’en faire des lignes, en carré, circonflexes, sans cornes flakes, du matin 1H30 à 1H45 le lendemain. Je m’en tape de mes cernes, mes valises, la fatigue, faut que ça sorte ce bla-bla que tu ne sauras pas.
Tu parles pas toi, t’écris pas, tu ne lis pas, tu dis rien. T'es pas bavard.
T’es pas beau, t’es pas con, t’es sensible hein, t’es pas gigolo, t’es rigolo, t’es pas invisible. Suis malade, l’armoire à pharmacie est vide, y à pas de remède pour ça ? J’ouvre des boîtes, des sirops, la toux, le mal de ventre, la circulation, le cœur…
Y a plus ton gâteau chocolat/pistache, puis le pique et le nique, la cabane à petit pois, les « comment ça va ? ». T’étais venu m’apporter le gâteau parce que tu voulais dire, me dire quoi ? Non, t’étais juste passé me voir : comme ça.
Tu ne parles pas, tu dis peu, ça me va bien, mais des fois faut mieux dire au lieu d’offrir.
Oui, ça va, ça va : je me regarde dans la glace sans trop me faire mal, j’ai rien à me reprocher, je voudrais t’approcher, aller chez… je baisse les yeux et je vois là : toujours là…
Ta brosse à dent !
Je vais t’en faire du ménage, en javel, senteur lavande si tu veux : à me faire ramollir les ongles tellement ça va me ronger la peau et la cuticule, faut que je lave, que je frotte à fond, que j’oublie cette odeur.
C’est quoi ton déo ?
Ton savon ?
Faut que je rachète du dentifrice tiens…

T’es pas beau, mais t’es pas un con, t’es pas beau non, t’es pas insensible, t’es pas invisible, t’es pas de trop, juste ce qu’il faut.
Tu ne lis pas tout ça, tu ne vois pas tout ça.




T’es pas un ami, t’es plus un amant, t’es pas beau, mais t’es tendre. T’as des poils sur le torse, j’aime ça. D’habitude, les types se rasent là, toi ça sent bon, ça sent le love-love, envie de  toucher, de glisser doucement du bout des doigts, de descendre et puis je ne sais pas.

 Non, c’est que je ne sais pas par où commencer tellement on n’a pas prolongé. J’aimerais savoir plus. Ton collier, ton bracelet, ton travail, ta famille, ton chien, ta bagnole, ta vie, puis même après. T’écrire, t’appeler, ça sert à rien, tu ne vois pas, que ça, ça ! Ça, tu ne vois pas.
Toi qui voulais quelqu'un pour qui tu comptes, qui disais que tu serais toujours là pour elle.

Elle me téléphone Mercredi dernier, durant deux heures. J'avais l'oreille rouge, en feu:
"-Ce n’est pas compliqué. Je veux un mec, mignon enfin pas trop mais avec du charme c’est-à-dire des belles mains, douces. Pas con, pas intello non plus sinon il va partir dans des théories de dingues, je ne vais jamais pouvoir débattre avec lui de quoi que ce soit.  

Libre, quand je dis ça, ça inclus : disponible ; avec des enfants, comme cela je n’ai pas à lui en faire un. Parce que je veux être autonome, en relation suivie et stable. Une bonne situation pour les cadeaux oui ! Attends, sinon, il va venir, on va faire l’amour et je n’aurais rien en retour. Avec un forfait illimité, parce que moi je l’ai pas, comme ça je l’appelle une fois : il me rappel aussitôt.
Des yeux verts, j’adore ça. Musclé, enfin pas non plus body building, sinon il ne sera pas disponible : il sera toujours en salle de musculation et ne mangera que des haricots verts et des œufs durs. Un sympa, rigolo mais pas avec un humour du genre « lol », enfin lourd, pas marrant mais qui se croit marrant. Marié, ça me gêne pas, mais pas avec une femme plus belle que moi ou plus sexy.
Je veux un mec normal.
Un type qui bosse, sinon je vais tomber sur un branleur de quatre premières classes.
Fumeur, mais pas trop. Non : pas d’apéro, pas d’alcool.
Un mec qui aime la nature, les enfants, les ballades en voiture, les terrains vagues et vastes.
Il faut absolument qu’il ait une Audi, j’adore ces voitures, pas une sport, non une classique, grise, banale, comme on voit partout.
Un type bien, sans casier judiciaire, avec des préliminaires, un cuni par jour, qui aime le chocolat et les gâteaux de chez Lidl.
Un homme qui a des couilles, qui me défende, qui me surprend, qui me désire, qui me wow.
Tu vois ?
Genre Michel était bien, mais trop possessif.
Bastien ? Ah non, il n’avait pas de belles dents. Et puis au lit, bof : il te serre comme ça, ça m’étouffais, je disais oh oui, mais c’était pour finir… enfin : tu comprends.
Mais Bastien, il était rigolo quand même.

Non, je ne sais pas où il est ce type : ça doit exister non ?"

Je ne sais pas. rappelle-moi ou je te rappelle quant j'en ai trouvé un déjà.



vendredi 6 novembre 2015

Le défilé de mode écolo, bio.

J’étais venue prendre quelques photos de ce magnifique lieu. Le vieux lavoir, le cloître, les escaliers et l’hôtel particulier en haut  attiraient beaucoup de gens.
C’était une rencontre bio, super propre, hyper sain de corps et d’esprit, sans gazoline, sans voiture et ni-covoiturages, avec de l’eau en bouteille plastique sur des nappes blanches en silicones vallées. Non, rien à voir avec une soirée suspensoir.
 L'idée est de ne plus manger de viande,  ni de produits dérivés, pas de pesticides, pas d’emballage cadeau ou de sac, de la nourriture, celle qui pousse et qui se plante, celle qui est vraie.
A vos souhaits.

 Les vrais écolos, les bio, les « je ne mange pas de viande,  ça craint de manger un œuf qui sort d’un trou, de boire du lait de vache d’usine,  rien que ça. Du bio, c’est vert, c’est le peuple de l’herbe, des légumes, des plantes. Qui tout ça respire notre air. P…..  quel boulot. Bel arbre, d’ailleurs.
Tu t’imagines faire ta vaisselle avec des pétales de roses, aller cultiver ton jardin en vélo, habiter dans une maison sans aspirateur parce que t’as pas l’électricité, remplir tes sceaux d’eau à la source ou au puit, manger des radis sans beurre, faire ton pain, pas d’internet évidemment ! Et couper du bois pour tes longues soirées d’hiver.
Je surpris la grande dame de droite, juste devant moi, qui se cachait derrière son éventail pour parler ;  je suis sûr qu’il venait d’Indonésie, genre, par-là, vers Bambou (oui, en Côte d’Ivoire il y a Babou). Sa voisine, une pince sans rire, tendait son menton droit devant elle sans ciller une ride. Moi, mes carences, elles porteraient surtout sur l'argent... dit-elle.
  Je pensais d’un seul coup : Le boudin noir, pousse-t-il sur un arbre qui s'appellerait le boudiner ?
Une odeur de parfum s’engouffrait sans cesse dans nos narines. Une odeur, une horreur. Ils ne se lavent pas, alors ils se parfument tant et trop ?

Il y avait un grand buffet, art plastique en tout genre. Ils auraient pu mettre des plats en terre, quelle faute de goût.
De l’ananas au tapioca, du basilic à la banane plantin. Je regardais cette femme et son compagnon qui se collaient vers la table...
 Elle a fait un caprice : un truc de dingue. Un coup elle voulait ça ; son ami lui a demandé si elle voulait bien cela, elle a dit : oui.
Il traverse la salle à pas décidé et furtif, une assiette à la main,  Il lui offre : elle n’en voulait pas. Ou plus.
 Il lui retire son joujou, son doudou, son bout de chocolat, son dada, elle voulait celui d’avant. Moi, j’aurais été lui… enfin, faut jamais donner de conseil dans ce cas-là.
Les rayons du soleil venaient directement frapper le lustre de cristal.
Elle avait ses joues rouges, son front plissait, elle ne pleurait pas, mais on aurait dit.
Il l’a regardait, ne sachant plus quoi faire.
Il ne disait rien.
Elle renifla légèrement : je veux que tu restes dit –elle. Mais apporte –moi quelque chose de frais.
Quand c’est bio, c’est frais non ? Pas de chambre froide, du jardin ça va directement à l’assiette.

Là, si j’avais été lui, je serais bien partie.
 Il n’y avait plus personne ; même les domestiques se planquaient. Rien n’était visible.
On aurait dit que le bio était devenu si allégé, si léger, qu’il avait retiré toute la lumière des êtres vivants. Une tête d’ampoule, mais naturelle voyez-vous ?
Surnaturelle même.

Les bio, logiques, oui.



LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...