lundi 26 janvier 2015

Avec mon Papa.


Pap’à Noël, mon petit, quand tu auras fait la queue à la soupe populaire, dormie dans une voiture durant deux semaines en travaillant, tu m’écriras une lettre ?

J’aimerais un cadeau particulier : du travail. Je ne sais pas si tu peux comprendre, car sans cela, il n’y a aucun moyen de s’offrir des cadeaux. Faudrait un bocal à cornichon pour enfermer le system actuel. Tu voyage sans cesse, tu dois bien voir le monde d’en haut. Je ne suis qu’une infime personne, avec deux boules accrochées à mes oreilles, ça fait une jolie guirlande.

T’as  pas l’impression qu’on marche sur la tête vu de là-haut ?

On court en fait, pour survivre à des tas de bêtises : l’argent, la mutualisation des gens, le progrès,  la rentabilisation, les problèmes, les enfants, les factures… LE BONHEUR.

Ca se vend pas, ca se sollicite.

Tu me diras : « on est jamais content ». On est jamais que comptant.

Pap’à Noël, avec ta grande barbe, depuis le temps, t’as dû en faire des économies de rasoir.

Avec tes lunettes à la télévision, 3paires pour un tchin-tchin, : t’as dû en boire des apéros au chocolat chaud.

Nous, on veut du travail, ce serait ca notre bonheur à la maison, une vraie maison sans volant.

Avec un radiateur.

Avec du double-vitrage aussi.

Bisous


 

LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il commence mais ne termine rien. Un caractère capricie...