Des mots, des cahiers, des instants, des gens, des histoires, des souvenirs, des endroits... etc. Des hurlements sourds.
dimanche 23 juin 2013
Avignon.
J'ai senti son parfum avant tout. Madame a la bouche ouverte.
Monsieur est amoureux, il l'accompagne, veut lui faire plaisir car c'est bien la première fois qu'elle voit cela. Il l'a soutient.
Elle ne voyait pas cette réalité : elle croyait que j'étais un décor.
En fait, j'ai été trahi. Un infime souffle d'air m'a piqué l'oeil. J'ai pleuré. Cette timide goutte a glissé et ainsi madame a vu la vie.
Elle a été bien étourdie.
je la voyais parmi d'autres choses, dubitative dans un premier temps, puis émerveillée et éprise de cette découverte. fascinée de me voir exister et disparaître aussitôt. Puis laisser ce doute : prendre un espace et faire un voyage sans se déplacer. Elle a dit : "ho, c'est beau..." puis à la fin " J'ai passé un agréable moment : merci". Je ne peux pas lui dire combien sa voix était sincère, sensible, délicate et parfumée. je lui ai fait un clin d'oeil en guise de sourire.
---------------------------------------
---------------------------------------
"Je te sens préoccupé. C'est comme si il y avait quelqu'un autour de toi sans cesse. Tu es malade. On peut aller voir la mer, la montagne aussi. Veux-tu?"
Je ne bougeais pas : j'y étais depuis bien longtemps. J'aimais cet endroit depuis toujours.
J'entendais des pas, je sentais le soleil, l'arbre pleurait en frottant ses branches sous le vent. Quelques fois, j'entendais mon coeur. Je m'endormais, bercée par mes sens. J'étais arrivée à la mer. Je me posais sur un bois mort, je regardais cet oiseau rose : sur une jambe il plongeait sa tête dans l'eau. Une goutte perlait le long de ma colonne vertébrale et je m'envolais. J'étais devenue un aigle?
J'allais retrouver les cigales, le Palais des ombres de moi-même.
L'obscurité est tellement lumineuse, éblouissante, l'espace du ciel est petit quant les fantômes passent.
J'ai mal. Où déjà?
mardi 18 juin 2013
Ici.
Usée d'éviter des coups, les bas, les hauts, les de côtés, par derrière.
Vidée, pas du courage non, de la volonté de courir, d'aller toujours plus vite, plus haut, rebondir, je voudrais un tremplin pour jouer.
Délaissée de m'évader aussi, lasser de fermer les volets, de pas m'envoler, de pas me laisser aller.
Frustrée de rien, de manque de confiance en moi, en l'autre?
En difficulté de savoir en fait, de comprendre l'autre.
Exténuée de cette violence anti-l'autre, anti-conformiste, anti-social, anti-mythe, anti-mondaine, antiquité qui a quitté le quizz.
bah... Faudrait des anti-virus partout. Un virus pour les anti déjà.
Le virus du fait pas ci, pas ca t'es con ou quoi?
Mais quant tu fais pas, tu peux pas savoir ; faisons. Non non, fais le. Comme ca si tu te plantes, j'y suis pour rien. Dis pas que j'y étais, sinon : tu triches. Un virus du "je te critique, mais je fais rien. Tout ce qui est à toi : je le prends, tout ce qui est à moi je le garde".
Usée, comme un torchon qui a fait les vitres, la salle de bain : tous les carreaux, la baignoire et le lavabo, la poussière de l'étagère et finit en serpillère.
Vidée, à la poubelle, non, c'est la semaine du tri, le vert, le jaune, ca fait quoi si tu mélanges, bah... Du vert clair non?
Délaissée de voyager pour aller bosser, merde c'est pas rembourser. Au prix de l'essence, avec 10 chevaux, achètes un avion : t'iras plus vite, ca coûte moins cher en plus.
Frustrée du pas, du rien, du plus du tout de rien et de tout.
En difficulté de savoir en fait, de comprendre certains.
Exténuée de toute cette violence anti-l'autre. Et toi, tu fais quoi dans la vie? Ha oui, sacré passion dis-donc ARTISTE.
Et ca va : tu gagnes bien ta vie? Tu t'en sort? Tu vies seul? T'as quel âge? Et tu t'appelles comment? Bah... Faudrait un anti-virus pour tout. Genre : je regarde ton portefeuille avant de savoir comment tu t'appelle. Pas que un nom soit important pour en faire un ami, mais c'est plus convivial de le savoir... afin d'éviter de le siffler dans la rue comme un chien pour attirer son attention dans la rue. En colère, légèrement, car du fait on s'enferme chacun chez soit. On ne sort plus. On ne se parle plus. On regarde nos pieds quant on marche. Non : il n'y a rien par-terre. Du goudron, du béton, des mégots, des ragots.
Ne dis rien à personne : je t'aime.
Gardes-le.
Ne le dis pas aux autres.
c'est une histoire entre toi et moi.
Ecris-moi.
Dis-moi que ca te fatigue aussi.
Dis-moi que : tu aimes.
Car ici, il n'y a pas de lac, pas de jardin et j'aime l'odeur de l'herbe mouillée.
Ici, il n'y a pas d'animaux.
C'est nous.
Et ca va : tu gagnes bien ta vie? Tu t'en sort? Tu vies seul? T'as quel âge? Et tu t'appelles comment? Bah... Faudrait un anti-virus pour tout. Genre : je regarde ton portefeuille avant de savoir comment tu t'appelle. Pas que un nom soit important pour en faire un ami, mais c'est plus convivial de le savoir... afin d'éviter de le siffler dans la rue comme un chien pour attirer son attention dans la rue. En colère, légèrement, car du fait on s'enferme chacun chez soit. On ne sort plus. On ne se parle plus. On regarde nos pieds quant on marche. Non : il n'y a rien par-terre. Du goudron, du béton, des mégots, des ragots.
lundi 17 juin 2013
Ailleurs.
J'avais oublié de lui dire des mots, je ne savais plus parler.
Il fallait faire.
Faire un début de rêve, un autre de réalité, pour finalement arrivé au début du matin.
Une histoire sans fin.
Devant mon café, je pensais à lui. Sur le chemin de l'école, je pensais à mon café. Arrivée à l'école, je voulais retrouver mon lit. C'est con la vie. J'ai retrouvé le lit, un vrai champ de bataille. Qu'est-ce que j'ai pu faire? Qu'est-ce qu'il a fait pour que ce soit comme ca? Bah, rien! Le désir est souvent inaccessible et c'est pour cela qu'on le veut. Aller toujours plus haut. Toucher le 7éme ciel. Beuh... non. En fait, il a touché un point sensible et j'ai voulu plus.
J'ai voulu passer ma main dans ses cheveux, voir ses yeux, y retrouver la mer, le ciel d'Alice au Pays des merveilles avec du savon de Marseille, j'ai voulu son corps en entier dans les drapés de Rome, j'ai voulu être en même temps chez moi et j'ai pris l'avion et fait l'hôtesse de l'air. Et voilà le résultat : les coussins par terre, la couette en boule, l'autre en travers, le drap housse en a pété son élastique.
Bravo.
J'ai rêvé de lui. J'ai entendu son murmure. Tout le monde, plein de monde a applaudit. Il était là devant. J'ai tourné.
Il m'a saisi le poignet. Le yeux dans les yeux, il a parlé, parlé... Je n'ai pas compris le sens de sa question. Elle, elle a dit : "tu vas où?" Et là, il m'a dit et j'ai très bien compris : "tu viens." Elle a rigolé. Elle rit souvent. Après, j'ai enroulé mes mains, j'ai encerclé tout ça. Il m'a dit pleins de choses, il a même chanté. Il ne chante pas très bien à mon goût, j'ai écouté quant même. J'ai entendu un rire d'enfant aussi. Une musique aussi. On a fait l'amour deux fois. Faut bien rattraper tout ce temps, depuis le temps...
Il y avait des flocons de cotons, résistants, très doux et absorbants, les mêmes que les nuages, oui : ceux-là. A un moment, on a glissé. On est passé sur un escalier coulissant, ca allait bien, on était heureux, enfin plutôt joyeux. Il a aimé mon sourire m'a-t-il dit. Je lui ai tourné le dos. Je me suis mis en boule. J'ai eu froid. Il a remonté les couvertures jusque sur ma tête, c'était sombre et chaud d'un coup. J'ai retourné. Sur lui. J'ai posé tout mon poids dessus. J'étais bien. Pas lui. Il s'est dégagé lentement et il est partit mettre de la musique. Je l'ai reconnu cette mélodie, tous les matins la même depuis 3ans ; il faudrait que je la change. J’ai cherché le gros bouton. Pour l'éteindre. Réveil : 6HOO. Tu reviens demain? Il est revenu bien après. J’étais en retard mais je l’ignorais. On a fait une bataille de polochons. On a roulé, fait l’amour et puis il est parti vite. J’ai ouvert les yeux : plafond blanc. J’ai regardé autour de moi : gros bordel. Le réveil : 7H2O. Je suis plus qu’en retard. Je m’habille, je regarde le café qui chauffe. C’est long un café qui chauffe quant tu es à la bourre. En partant, je regarde le lit, c’est beau la passion. Tu reviens demain ?
Il y avait des flocons de cotons, résistants, très doux et absorbants, les mêmes que les nuages, oui : ceux-là. A un moment, on a glissé. On est passé sur un escalier coulissant, ca allait bien, on était heureux, enfin plutôt joyeux. Il a aimé mon sourire m'a-t-il dit. Je lui ai tourné le dos. Je me suis mis en boule. J'ai eu froid. Il a remonté les couvertures jusque sur ma tête, c'était sombre et chaud d'un coup. J'ai retourné. Sur lui. J'ai posé tout mon poids dessus. J'étais bien. Pas lui. Il s'est dégagé lentement et il est partit mettre de la musique. Je l'ai reconnu cette mélodie, tous les matins la même depuis 3ans ; il faudrait que je la change. J’ai cherché le gros bouton. Pour l'éteindre. Réveil : 6HOO. Tu reviens demain? Il est revenu bien après. J’étais en retard mais je l’ignorais. On a fait une bataille de polochons. On a roulé, fait l’amour et puis il est parti vite. J’ai ouvert les yeux : plafond blanc. J’ai regardé autour de moi : gros bordel. Le réveil : 7H2O. Je suis plus qu’en retard. Je m’habille, je regarde le café qui chauffe. C’est long un café qui chauffe quant tu es à la bourre. En partant, je regarde le lit, c’est beau la passion. Tu reviens demain ?
Inscription à :
Articles (Atom)
LE DIABLE AU CUL
Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...
-
Mais qu'est-ce qu'il s'est passé? Hein? Du surmenage, des blocages_n'en parlons pas!, des surprises, des mensonges, des pro...
-
J'en suis où moi? Hein? Envoies un sms bordel!!!! Ca fait longtemps qu'on a pas échangé un truc : peu importe , cochon, politique, s...
