mardi 20 décembre 2016

Smart


Cher(e)s ami(es) ne m'appelez plus. Mon téléphone et moi sommes séparés depuis un certain Vendredi, dans le matin d'une nuit folle… oui,  j'imagine bien l'ironie de la chose mais au bout du fil il n'y a plus personne... C'était devenu  insupportable... ces derniers temps, il était capricieux...quelque chose ne tournait pas rond... un je ne sais quoi qui me laisse un air con...... Il répondait à côté, il se coupait, se rallumait,  il avait besoin d’être chargé d'électricité...

Les claviers de mobiles de plus en plus insolents. Lorsque j'écrivais le mot " rufians " et qu'il me le remplaçait à la dernière seconde par " étudiants", tout juste s'il n'a l'outrecuidance de me préciser que ces mots n'ont plus cours depuis le 17ème siècle. Ah ?

Tiens, encore un exemple qui pourrait laisser à penser que mon tel est philosophe - il me restitue " La contrainte est l'aide " - bon, évidemment, ça m'interpelle, je trouve ça très profond, ça pourrait presque être un bon sujet au bac 2043, sauf que je voulais juste dire : La contrainte est laide. Moche, quoi !

Et puis aussi : je ne lisais plus ses sms publicitaires et quand il sonnait d'un numéro inconnu je ne répondais pas.... Si bien que je bloquais certains numéros, parfois il mélangeait ceux de mon répertoire. Il était tellement tactile quand je le touchais, que je l’effleurais du bout des doigts, je voyais à l'intérieur des images, des couleurs... on ne se comprenait plus, ce n'était plus vivable… Il a décidé de faire un "break"... Une pause comme on dit... Il est parti au cœur de la nuit et je ne sais pas quand il va rentrer... Le jour s'est levé, mais ne vous inquiétez pas, d'autres se lèveront encore, je prends de quoi tenir le coup... Le coup de l’abonnement pour recevoir et émettre des sottises pareilles. Dans quelle époque on vit : oui, on marche sur la tête et aux pieds, on a un téléphone toutes options, fibres comprises. 
Bientôt, nous irons avec notre combiné tactile marcher sur la lune, histoire de retrouver des réseaux, en un clic on sera télé portable/téléjettable au moindre excès de vitesse, comme un permis de conduire.  On ira dans  une télé-cole reprendre nos points pour récupérer notre permis de téléphoner sur Facebook, linkdle, vidéao, Google… réseaux sociaux d ’une sociabilité virtuelle et interactive. Bah quoi ?

samedi 2 juillet 2016

MUSICOLOGIE


Je pense avoir compris pourquoi la musique d'aujourd'hui, c'est du caca.

Avant, dans les années 1900 - 1950, le blues commençait à sortir de sa coquille, et a rallier les gens, comme les influences des chants de prisons et les chants des champs de coton.
Et tout ça, c'était de la musique qui était pour un groupe de gens. Ca parlait d'eux, de leur problème,  de race,  de femmes, de bagarre ...  Ca représentait une atmosphère sociale.

Ensuite le rock'n'roll est sorti, avec ses influences blues, Elvis, Jerry Lee Lewis, Bill Haley ... ils étaient tous influencer par des chanteurs de blues comme Blind Willie Johnson, Robert Johnson, Skip James ... le gospel aussi, et le country comme Hank Williams et compagnie.

En prenant toutes ces influences, ces jeunes rock'n'rolleur chantaient pour les jeunes, les jeunes voulaient parler pour eux même maintenant, par exemple les lyrics Don't you, step on my blue suede shoes ... de Blue Suede Shoes d'Elvis sont en train de dire tu peux faire ce que tu veux mais tu ne prendras pas mon honneur . 
Même si Elvis ne réalisait pas ce qu'il chantait, c'était sorti comme ça...

Ensuite, y a eu Bob Dylan, les Rolling Stones, Beatles et Bla on les connait et on connait aussi l'histoire des années 60.


Apres des années de rébellion contre la société, la politique et toutes ces choses, j'ai l'impression que les gens ont abandonné.
Vous pouvez me dire il y a plein d'artistes pas connu, faut juste les trouver.


Les gens ont abandonné tout ça, la rébellion c'est du passé, faite place à l'hédonisme


C'est ça la musique d'aujourd'hui
On est en train de se dire on a tout chanté, rien n’à changer, alors merde, pourquoi pas se sacrifier et boire, et baiser toute la nuit ? Rien ne fait plus rien.

Bien sûr il y a le problème de Maison de disque.



N'oublions pas un manque artistique incroyable.

Mais revenons aux clowns qui polluent nos oreilles de nuisances sonores nauséabondes.

Quand on commence à dire "aujourd'hui c'est de la merde avant c'était mieux"

- c'est qu'on commence à devenir vieux. 




Le Punk, c’est fini. 
Fini le fric aussi. 
Il y a pleins de choses comme ça : avant il y avait des empailleurs de chaise maintenant c’est Ikea. La musique, c’est un peu pareil : maintenant c’est des musiques d’ascenseur. 
Tu montes au 1er et tu redescends aussitôt. Non, je te parle pas du Top 50, c’est fini ça aussi.
Je dis que : tu appuis sur le bouton, tu arrives juste à destination que le truc redescend aussitôt.

Des fois, y en a qui font des musiques de Parking.

Moi, je fais des musiques de maison. Pas Housse. Non, suis plutôt Rock, presque Punk, mais techno.
Non, je n’aime pas le mot alternatif.
Je ne suis pas « né après », en verlan « alter natif » ca veut dire ça pourtant, non ? Si j’avais du fric, je ferais autre chose. Je pars voir le monde.
De toute façon, moi, j’ai toujours dit : une musique, c’est fait pour voyager.
Oui, t’écoute un morceau, tu ressens des émotions, tu voyages dans ta tête et voilà.
Si une musique est faite pour un parking, ça t’empêche de bouger. Si c’est une musique d’assesseur, tu montes ou tu descends, mais ça ne va pas plus loin… autant prendre les escaliers !
J’écoute les autres, j’aime bien. C’est simple ce qu’ils font. Et eux, ils ont un super matériel, moi je n’en suis pas là.

Des fois, je mets de la musique dans mon jardin.
La compagnie Créole j’évite : ça fait rire les oiseaux et chanter les abeilles !

mercredi 27 avril 2016

SYSTEM

Nouveau System.
T'aimerais que je te dise que je t'aimerai toute ma vie,
T’aimerais que je te promette toutes mes nuits jusqu'à l'infini,
T’aimerais que je te suive à jamais sans faire de bruit,
Que je comprenne tout ceci sans faire de bruit.
Nouveau System.
Je ne pourrais te dire ce que je ne sais pas,
Je ne pourrai te donner ce que je n'ai pas,  
Je ne pourrai te fuir même si tout nous sépare,
Tout ce que je te promets c'est un nouveau départ.
Nouveau System.
J’aimerais que le temps s'arrête lorsqu'on se parle,
Qu’apparaissent en plein jour dans le ciel un milliard d'étoiles pour faire un vœu,
Sans que le soleil se voile et qu'on puisse être à nouveau deux,
Tout ce que je te promets, c'est un nouveau départ
Nouveau System.
Et j'aimerais me cacher sous tes paupières pour que tu puisses me voir,
 J’aimerais les casser toutes ces lumières, celles qui t'empêchent de voir un peu plus clair :
J’ai pensé à la couche d’ozone, à la vache folle, aux plus démunis, l’Etat, le yoga, la secu, le pole emploi, la politique, ceux qui militent, les subventions, l’aide humanitaire, l’humanité, la démocratie, la bureaucratie, l’autarcie, l’anarchie, le bio, les bi, les mini, les casse-cou, les flics, les flops, le ski, 
Ma voisine c’te sale conne,  à la tâche qui colle, le contrat Cui, les paras, lady gaga, la zubroska, et là…
Le system dans lequel nous vivons m’a fait peur. Les débats, les paradis, les manifs, le fiscal, la crise, les ados, le lycés, le bio, les bi en haut, les bouts à bouts,  un but.
Nouveau System.
J’aimerais que le temps s’arréte quant on se voit,
Qu’apparaisse sous nos pieds  un milliards de dollars pour avoir ce qu’on peut,
Sans que le vent nous pousse et qu’on puisse y aller  piano piano,
Tout ce que j’aimerais, c’est un nouveau départ .
Et j'aimerais me cacher sous tes paupières pour que tu puisses me voir,
 J’aimerais les casser toutes ces lumières, celles qui t'empêchent de voir un peu plus clair :
J’ai pensé à la couche d’ozone, à la vache folle, aux plus démunis, l’Etat, le yoga, la secu, le pole emploi, la politique, ceux qui militent, les subventions, l’aide humanitaire, l’humanité, la démocratie, la bureaucratie, l’autarcie, l’anarchie, le bio, les bi, les mini, les casse-cou, les flics, les flops, le ski, 
Ma voisine c’te sale conne,  à la tâche qui colle, le contrat Cui, les paras, lady gaga, la zubroska, et là…
Le system dans lequel nous vivons m’a fait peur. Les débats, les paradis, les manifs, le fiscal, la crise, les ados, le lycés, le bio, les bi en haut, les bouts à bouts,  un but.


samedi 30 janvier 2016

Chez Fleur.

à Julien Nicolas, Rémi, Rémy Dac, son papa, Ray Clar.
Pour elle.

Je n'ai plus confiance.
Les belles personnes sont belles par rapport aux valeurs que nous avons. C'est pour ça qu'il est rare de trouver de belles personnes.
Regarde bien ce qu’elle a dans son ventre. C’est un fruit qu’elle avait mangé sans le vouloir, par hasard. Cette femme.
Il faudrait que tu puisses te rendre compte de ce qu’elle a vécu, ce qu’elle a entendu, ce qu’elle a comprit, ce qu’elle a ressenti avec ce poids et son plasma autour. Une si petite chose. Un enfant.
 Il y a des choses qu’il faut faire, d’autres pas. Cela s’appelle un savoir-vivre. Et la vie est courte, le savoir : c’est un peu plus long si l’on se regarde le nombril sans cesse.
L’orgueil est là, la jalousie s’entremêle. Depuis le début.
Elle est chouette avec ses couettes. A l’école, les garçons lui tirent dessus, elle leur met une claque à chaque fois. Elle a appris à se battre déjà. Elle aime ou pas. As-tu déjà coiffé une fillette aux cheveux longs?
Oui : vas la voir, appel-moi encore avec tes numéros à la Bécassine, tes noms de star déchus qui survolent internet, tes projets, tes mensonges, ta haine envers ma famille, mon sang, ma chair, ce fruit. Cet enfant.
Viens chez moi encore qu’on se fritte la tronche. Vas voir mes amis, mes relations de travail, ton assistante sociale, ta mère.
Ne vas plus chez ma mère, ma soeur et mon beau-frère. 

La varicelle, tu t’en rappelles? C’est douloureux, ça démange. Ça agace. 
Pour un accouchement : tu pousses, tu te convulses, ça ne sort pas, tu pleures, t’as chaud, t’as peur de pas y arriver. D’un coup, tu tombes dans les vaps, tu tiens le coup parce qu’il faut bien que ça vive tout ça.
Comment donner un biberon à un nourrisson? Se lever, dormir un peu, se réveiller, la câliner, la soigner, lui parler, regarder ses grands yeux qui ne te voient pas encore. Elle entend tout, elle sert son poing, elle s'accroche à mon pull. Et ça recommence : elle a faim, soif, faut la soigner. Puis refaire, durant 7mois environ.
Dans quelques mois, je reprendrais mon travail aussi. Faut trouver une nourrice. L'inscrire à la crèche parentale. Acheter encore des couches, du linge, passer des radios, le kiné, le pédiatre, ne pas oublier son doudou, tout désinfecter.
On a besoin de paix, de dormir.
Qu'as-tu fait?
Alors, au lieu de m’appeler en anonyme à n’importe quelle heure, de me rabaisser, de m'insulter, de critiquer, de venir me voir pour la voir, de passer par quelqu’un toujours, parce que tu n’as pas confiance en toi.
Au fait, tu veux me parler de quoi à 24H, à 3HOO du matin? Tu me demandes de te rappeler mais je n'ai aucun numéro qui s'affiche. Tu habites où?  Me suivre sans cesse, abîmer mon temps, mon énergie et notre vie,  tu t’ennuis ?
Non. Tu n’as pas réfléchies. Tu as raté un truc. Le plus beau : voir son premier signe de la main qui fait "coucou", entendre son cri à la naissance, la voir marcher, rire, manger avec sa cuillère, faire du vélo, dessiner, la voir vivre.
Ton nom. Quel est ton nom? Comment t'appelles-tu? Pas à elle, à moi : dis-le à moi pour que je lui dise un jour. Je n'ai jamais fait cette enfant seule, sinon : je ne te l'aurais pas dit. Je ne l'ai pas fait non plus pour l'argent car non seulement tu n'es pas solvable mais en plus je ne connaissais pas ton nom.
L'éducation. La participation à la sécurité morale de TA fille.
La responsabilité civique, personnelle, familiale.
Il n'y aura jamais de pacification, car il n'y a jamais eu de partage : que du stress, du mensonge, de l'abnégation, de l'orgueil, de la méchanceté verbale et morale, de l'ennui, du désintéressement, de l'acharnement sans but concret.
Tu veux voir ta fille? Tu la verras : ne t'inquiètes pas, d'ailleurs : tu l'as vu déjà non, je ne t'ai pas empêcher?
A l'école, dans l'école, sur le parking, dans le jardin, dans ma voiture, en ville, devant l'école, devant chez nous. Rien ne t'as arrêté : sinon quoi? Peur de dévoiler ton identité?
Un nom, c'est important dans la vie d'une personne, c'est sa racine, même si l'arbre est malade.
Partout.
Tout. Depuis le début.
Et ça, depuis le début, elle le vit.
Elle.
TA fille.
Regarde.
Presque sept ans déjà.



J'ai dû lui dire quelque mot sur toi. Que tu étais parti en voyage, que tu allais peut-être venir un jour. Qu'il ne fallait pas lui en vouloir, qu'il travaille beaucoup, qu'il est ici :  j'y ai inscrit une croix sur la carte géographique ;  il y fait chaud, dans ce pays il n'y a pas de facteur, de voiture, d'avion ou de train, pas de téléphone.
C'est tout.
Elle comprend tout à son âge.
Elle s'invente des histoires avec ses poupées de "papa" qui ne revient pas. D'avion qui part dans le ciel pour avoir un cadeau de son papa.
Elle dit en posant sa main sur mon avant-bras :  "papa il va te pardonner tu sais : ne t'inquiètes pas". D'ailleurs : qu'est-ce que j'ai fait, t'ai fait? Ou pas fait? je ne comprends pas ce que tu cherches encore à nous faire de plus?
Tu voulais que je t'ouvres encore une fois la porte, pour y poser ta valise? Pour remplacer ta mère? Ou est-ce que c'est pour voir comment je vies? Oui : la curiosité.
Elle a bon fond cette petite.
Noël dernier, elle voulait avoir un train pour partir avec "papa et maman", sa mamie, tonton, tata et ses cousins et son chien (Moustique, elle l'adore). Elle avait préparé un sac avec des nounours, des boîtes et des affaires qu'elle aime bien.
Sais-tu que les problèmes de toute une vie proviennent du ventre de la mère? De l'enfance?

Qu'as-tu à faire?
Celle que tu aimes, que tu chéris avec tant d’attention, de confort, d’éducation, d’hygiène, de savoir-vivre, de bon exemple par comportement depuis mon ventre.
Je ne t’en veux pas, par contre elle… enfin : c’est une autre histoire. Elle décidera en temps voulu.
On est pas des animaux. On ne traite pas un enfant comme un animal. Un enfant n'appartient à personne. Il appartient à la vie.
Nous, on est grand, on l'aide à grandir. On  lui apprend, on lui montre, on lui parle bien, on le gâte, on lui sourit, on lui fait entendre des belles choses. Car après, quant on est adulte, on a plus assez de douceur aussi simple que ça.

Que n'as tu pas fait?
Ce sera une femme dans quelques temps, moi : je serais vieille, toujours honnête avec moi-même et donc les autres.
Quant les mots ne suffisent pas, il reste l'isolement, le silence.
Regarde ce que tu aurais dû faire, ce que tu as fait et ce qui reste à faire ; ne regarde pas en arrière.
Pars. Deviens un homme, un vrai. Poser un nom sur un bout de papier ne donnes droit à rien. C'est moi qui payent tout depuis que je t'ai dit que j'étais enceinte.
Oui : pars.
Et ne te retournes pas.
Ne reviens pas.
Même pas en virtuel.
Viens que pour elle si tu veux vraiment la voir, car en définitive tu es toujours aussi con et ce que j'aime en toi c'est ta constance.



mercredi 13 janvier 2016

Chez les Rois.


L’hiver est arrivé.
La neige n’est pas là.
Il avait la bouche ouverte, béat devant cette beauté aux formes généreuses, sensuelles à souhait. L’effet aspirateur : il regardait sa bouche, il louchait presque devant ce spaghetti qui disparaissait à grande vitesse.
Les grandes marques Italiennes s’étalaient par cette personne qu’il ne connaissait pas, comme un catalogue à publicité érotique, à l’attraction électrique.
Séquence émotion.
Belle brune, yeux verts bouteilles, bouche charnue, pommettes saillantes, fines jambes, hanches généreuses, poitrine droite et charnue, tailleur simple, moyenne taille, chaussure semi-plate.
Son sac posé sur la chaise voisine supportait des lunettes, des clés.
Une femme de passage, qui travaille sans doute, qui a faim de bonne patte fraiche.
Il devait penser cela ?
Il pensait forcément à autre chose… Tiens : un cerveau est tellement malin qu’il te fait penser que t’as oublié de faire quelque chose, mais du coup, là, en voyant cette femme, tu ne sais plus qu’est-ce que c’est. T’as tout oublié.
Je regardais son téléphone qui vibrait, elle l’a vu aussi. 2 fois, puis stop. 4fois, puis stop. 8fois. Plus rien. Effet Mixeur de cuisine un peu les vibreurs de portable je trouve. Un milk shake ? Une soupe ? Une purée !
Il devait penser qu’elle voulait son numéro ; il a souri. Il rêvait.
Ça fait du bruit un vibreur sur une table en plastique : ca résonne.
Le serveur lui a servi un café noir.
Il cherchait dans sa poche : son mouchoir, une carte de visite, sa photo, son stylo ?
Il n’avait pas mangé grand-chose de sa salade.
La pizza était molle à mon goût, pas si extra que ça ; Enfin : faut bien se substituer.
« Tu n’as pas faim ?
Il tourne la tête, très surpris, les yeux  vides ; on aurait dit un enfant qu’on venait de surprendre en train de faire une bêtise.
« Non, je… Je voudrais bien un…
« Monsieur désire ? Oui, je vous écoute, dit le serveur. »
« Un café » répondis-je au serveur pour lui. Je sais qu’il aime le café.
« Non : un Cognac ! répliqua-t-il aussitôt.
Mon téléphone sonne, je regarde le prénom qui s’affiche _c’est pratique de voir qui  t’appelle, les appels anonymes ou privés, je décroche jamais : quelqu’un qui te cache son numéro de téléphone, c’est quelqu’un qui se cache non ? C’est un ami : ça va.
« Ça va ?... Oui ça va, et toi quoi : quoi de neuf ?
« bah rien de spécial, on a commencé le boulot à 9H, on a pris le café… Après avoir fini la galette, on s’est rendu compte qu’il était 10H30, alors on a fait l’apéro ! Après on est allé  à la cantine.  à 14H, on a retiré les Rois, on a pris un digestif ; un copain est passé on a pris l’apéro et là, il va être 16H, donc on va prendre un café et je finis dans une heure, je me demandais si je pouvais passer te voir, te faire un coucou, vers 17H ?
« Pour manger la galette des Rois ?
« Ah non, non, comme ça juste
« T’es bourré non ?
« voui, un p’tit peu mais ça va
« Je ne sais pas, je n’ai pas de galette des Rois cette année
« Pas grave, un thé, un café ?
«  Un cognac ?
« Ouch, tu vas me tuer
« Non, on est au resto italien là, c’est pour ça… Passe ! Je suis avec un copain, tu vas voir : il va te plaire, ça va te plaire. T’aime bien l’Italie ?... … … … ok, à de suite. « 
Je repose mon téléphone et je pense : Al diente…

Ca va être chaud avec la dame d’en face. C’est elle la reine.

LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...