jeudi 26 novembre 2015

Chez eux.

Je sais deux divorces,  trois enfants, ça marque. T’es tombé de haut.
Viens! Tombons amoureux... ramassons-nous la gueule parterre, nous verrons bien si,  après, nous aurons le courage de nous aimer, d’être en amitié aussi.
Alors on se retrouve sur internet, à tenter de rencontrer la personne idéale, on y croit tellement qu’on écrit des romans sérieux à une inconnue qui a une belle photo, un bon profil, peu importe sa situation.
Lui : Salut, je suis vraiment très cool, sympa, plein d'humour (le reste je te laisserai le découvrir et en juger par toi même si toutefois tu me réponds) et je sais que ce n'est pas gagné, car vu comme tu es mimi, tu dois être débordée sur ce site, je ne vais pas pouvoir te raconter ma vie, ni même pouvoir t'écrire un roman pour l'instant, lol, c'est pourquoi, j'espère que toi aussi tu auras envie de discuter et de faire connaissance avec moi, et qu'a ton tour, tu me mettras un petit mot (genre "salut" ce qui serait déjà sympa et mieux que rien) peut être le feras tu juste par politesse,  juste pour discuter ce qui n'engage en rien.. Je vais à présent te laisser, non sans t'avoir souhaité une bonne soirée (ou journée, suivant l'heure où tu liras ce message) à bientôt (j'espère)"
Elle : Rien alors.
Lui:  Lol. T’es cochonne ou bloquée ?
Elle : connard ou débile?
Lui : Oulla, coquine donc !
Elle : faut un mode d'emploi pour que tu ne tapes plus la discute avec moi ?

Puis le temps passe, vite, si vite depuis qu’on l’a rencontré la perle rare !
Nous avons passé de bons et longs moments, l’heure des séparations arrive.

Une autre elle : "Heu... ca y est? Tu as reprit toutes tes affaires? Les clés, tu les as? Non, parce-que j'en aurais sans doute besoin un jour, un jour ou l'autre... Le chauffage! Tu le reprends ou je le garde? Non, ta mère va me le demander un jour, un jour ou l'autre... Oui, je n'ai pas besoin de ça, il y a du bois en stock... merci, c'est sympa... Je n'ai pas le temps pour ça tu sais... ben oui, tu sais, je suis bête... Et les clés de la voiture? Tu les as? Tu la reprends? Non, parce-que... l'assurance est à mon nom quand même... Hein? Oui, c'est toi qui as le crédit... Oui, mais ça, à la limite, je te la rachète! Enfin un jour, un jour ou l'autre... Non mais... si tu es embêté... Je la prends! Puisque L'ASSURANCE est à mon nom! Comment ça j'insiste? NON! PAS DU TOUT!

Heu... Sinon, je voulais te dire... Si tu veux venir un week-end te reposer, l'air frais de la campagne ça fait du bien... Oui? Oui, oui! Garde les clés! Tu as raison! Et puis, ta mère se fera un plaisir de m'appeler pour me dire que tu arrives avec elle comme ça...
Hein?
Comment?
Ca me gènes?
PAS DU TOUT!
Non : je t’assure!
Pas. ...
Bon... Bein... Allez! On s'embrasse?
Enfin, je veux dire : on se fait la bise non?
Ha! Avant que j'oublie... J'allais oublier : je suis distraite!
Je t'ai préparé un panier. Pour la route.
Ho, ce n'est rien tu sais : je te connais, tu aimes bien les casse-croûtes au fromage. Oui : tiens! Allez... vas-y. Oui! Moi aussi. Non, je ne t'en veux pas. C'est rien! Allez : amis-amis. Enfin... Je veux dire : on pourrait rester amis... On se quitte en bon terme non?
Allez : on s'appelle!
Non, oui : tu as raison : je t'appelle!
C'est mieux!
Bisous.
Non? Oui : tu as raison!
On s'embrasse?
Non! Oui! Tu as raison! Il ne faut pas...
Allez... Au revoir.
Oui mon chou. Oups, pardon! Excuses... c'est parti tout seul
Oui : l'habitude.

Tu...
Tu... m'aimes?
Non! Oui! Je suis bête tu sais, enfin non : je veux dire... Ha! Je suis étourdie...
Oui, moi aussi.
Enfin, je veux dire : ha! Moi non plus.



Nous sommes tous des êtres de lumières.... certains mettent plus de temps que d'autres à trouver l'interrupteur... D’autre disjonctent. Celui-là préfère là l’éclairage indirect, l’autre la bougie ; chacun son trip.

Oui : j’ai entamé un nouveau cahier.
J’ai fini ton gâteau chocolat /pistache.
J'ai lavé les draps.

J’ai gardé ta brosse à dent.

La boîte aux messages est vide.
Toi qui voulait quelqu'un pour qui tu comptes.
J’ai dit à tout le monde que c’était toi que je voulais revoir pas pour un instant, pour un long moment, loin. Longtemps.
 Non : plus loin que ça encore. Tu ne t’imagines pas jusqu’où. Même moi j’ai dû mal à voir jusqu’à la mort, ça fait peur de mourir d’amour. Mourir d’une balle : bof, même pas mal.
Mais mourir d’amour. De manque d’amour ! N’Y a que toi qui ne l’a pas vu. T’as pas voulu. Je comprends. Pas facile de faire le bon choix dans cette jungle.
Merde, c’était bon le gâteau. Les p’tites pépites dessus : miam, miam. Ca coinçait entre les dents, j’étais obligée d’aller dans la salle de bain pour nettoyer et à chaque fois, ça ratait pas, toujours là...
Ta brosse à dent !
T’es pas beau, t’es pas con, t’es pas insensible, t’es rigolo, t’es pas beau, t’es pas : non, t’es pas irréversible.
 T’es pas un ami, t’es plus un amant, t’es pas beau, mais t’es tendre. T’as des poils sur le torse, j’aime ça. D’habitude, les types se rasent là, toi ça sent bon, ça sent le love-love, envie de  toucher, de glisser doucement du bout des doigts, de descendre et puis je ne sais pas. Tu n’as pas que ça.
Non, c’est que je ne sais pas par où commencer tellement on n’a pas prolongé. J’aimerais savoir plus. Voir beaucoup plus que ça : un gâteau au chocolat. T’écrire, t’appeler, ça sert à rien, tu ne vois pas, que ça, ça ! Ça : tu ne vois pas.
C’est un cahier vierge.
Pour toi.
Je vais t’en faire des lignes, en carré, circonflexes, sans cornes flakes, du matin 1H30 à 1H45 le lendemain. Je m’en tape de mes cernes, mes valises, la fatigue, faut que ça sorte ce bla-bla que tu ne sauras pas.
Tu parles pas toi, t’écris pas, tu ne lis pas, tu dis rien. T'es pas bavard.
T’es pas beau, t’es pas con, t’es sensible hein, t’es pas gigolo, t’es rigolo, t’es pas invisible. Suis malade, l’armoire à pharmacie est vide, y à pas de remède pour ça ? J’ouvre des boîtes, des sirops, la toux, le mal de ventre, la circulation, le cœur…
Y a plus ton gâteau chocolat/pistache, puis le pique et le nique, la cabane à petit pois, les « comment ça va ? ». T’étais venu m’apporter le gâteau parce que tu voulais dire, me dire quoi ? Non, t’étais juste passé me voir : comme ça.
Tu ne parles pas, tu dis peu, ça me va bien, mais des fois faut mieux dire au lieu d’offrir.
Oui, ça va, ça va : je me regarde dans la glace sans trop me faire mal, j’ai rien à me reprocher, je voudrais t’approcher, aller chez… je baisse les yeux et je vois là : toujours là…
Ta brosse à dent !
Je vais t’en faire du ménage, en javel, senteur lavande si tu veux : à me faire ramollir les ongles tellement ça va me ronger la peau et la cuticule, faut que je lave, que je frotte à fond, que j’oublie cette odeur.
C’est quoi ton déo ?
Ton savon ?
Faut que je rachète du dentifrice tiens…

T’es pas beau, mais t’es pas un con, t’es pas beau non, t’es pas insensible, t’es pas invisible, t’es pas de trop, juste ce qu’il faut.
Tu ne lis pas tout ça, tu ne vois pas tout ça.




T’es pas un ami, t’es plus un amant, t’es pas beau, mais t’es tendre. T’as des poils sur le torse, j’aime ça. D’habitude, les types se rasent là, toi ça sent bon, ça sent le love-love, envie de  toucher, de glisser doucement du bout des doigts, de descendre et puis je ne sais pas.

 Non, c’est que je ne sais pas par où commencer tellement on n’a pas prolongé. J’aimerais savoir plus. Ton collier, ton bracelet, ton travail, ta famille, ton chien, ta bagnole, ta vie, puis même après. T’écrire, t’appeler, ça sert à rien, tu ne vois pas, que ça, ça ! Ça, tu ne vois pas.
Toi qui voulais quelqu'un pour qui tu comptes, qui disais que tu serais toujours là pour elle.

Elle me téléphone Mercredi dernier, durant deux heures. J'avais l'oreille rouge, en feu:
"-Ce n’est pas compliqué. Je veux un mec, mignon enfin pas trop mais avec du charme c’est-à-dire des belles mains, douces. Pas con, pas intello non plus sinon il va partir dans des théories de dingues, je ne vais jamais pouvoir débattre avec lui de quoi que ce soit.  

Libre, quand je dis ça, ça inclus : disponible ; avec des enfants, comme cela je n’ai pas à lui en faire un. Parce que je veux être autonome, en relation suivie et stable. Une bonne situation pour les cadeaux oui ! Attends, sinon, il va venir, on va faire l’amour et je n’aurais rien en retour. Avec un forfait illimité, parce que moi je l’ai pas, comme ça je l’appelle une fois : il me rappel aussitôt.
Des yeux verts, j’adore ça. Musclé, enfin pas non plus body building, sinon il ne sera pas disponible : il sera toujours en salle de musculation et ne mangera que des haricots verts et des œufs durs. Un sympa, rigolo mais pas avec un humour du genre « lol », enfin lourd, pas marrant mais qui se croit marrant. Marié, ça me gêne pas, mais pas avec une femme plus belle que moi ou plus sexy.
Je veux un mec normal.
Un type qui bosse, sinon je vais tomber sur un branleur de quatre premières classes.
Fumeur, mais pas trop. Non : pas d’apéro, pas d’alcool.
Un mec qui aime la nature, les enfants, les ballades en voiture, les terrains vagues et vastes.
Il faut absolument qu’il ait une Audi, j’adore ces voitures, pas une sport, non une classique, grise, banale, comme on voit partout.
Un type bien, sans casier judiciaire, avec des préliminaires, un cuni par jour, qui aime le chocolat et les gâteaux de chez Lidl.
Un homme qui a des couilles, qui me défende, qui me surprend, qui me désire, qui me wow.
Tu vois ?
Genre Michel était bien, mais trop possessif.
Bastien ? Ah non, il n’avait pas de belles dents. Et puis au lit, bof : il te serre comme ça, ça m’étouffais, je disais oh oui, mais c’était pour finir… enfin : tu comprends.
Mais Bastien, il était rigolo quand même.

Non, je ne sais pas où il est ce type : ça doit exister non ?"

Je ne sais pas. rappelle-moi ou je te rappelle quant j'en ai trouvé un déjà.



vendredi 6 novembre 2015

Le défilé de mode écolo, bio.

J’étais venue prendre quelques photos de ce magnifique lieu. Le vieux lavoir, le cloître, les escaliers et l’hôtel particulier en haut  attiraient beaucoup de gens.
C’était une rencontre bio, super propre, hyper sain de corps et d’esprit, sans gazoline, sans voiture et ni-covoiturages, avec de l’eau en bouteille plastique sur des nappes blanches en silicones vallées. Non, rien à voir avec une soirée suspensoir.
 L'idée est de ne plus manger de viande,  ni de produits dérivés, pas de pesticides, pas d’emballage cadeau ou de sac, de la nourriture, celle qui pousse et qui se plante, celle qui est vraie.
A vos souhaits.

 Les vrais écolos, les bio, les « je ne mange pas de viande,  ça craint de manger un œuf qui sort d’un trou, de boire du lait de vache d’usine,  rien que ça. Du bio, c’est vert, c’est le peuple de l’herbe, des légumes, des plantes. Qui tout ça respire notre air. P…..  quel boulot. Bel arbre, d’ailleurs.
Tu t’imagines faire ta vaisselle avec des pétales de roses, aller cultiver ton jardin en vélo, habiter dans une maison sans aspirateur parce que t’as pas l’électricité, remplir tes sceaux d’eau à la source ou au puit, manger des radis sans beurre, faire ton pain, pas d’internet évidemment ! Et couper du bois pour tes longues soirées d’hiver.
Je surpris la grande dame de droite, juste devant moi, qui se cachait derrière son éventail pour parler ;  je suis sûr qu’il venait d’Indonésie, genre, par-là, vers Bambou (oui, en Côte d’Ivoire il y a Babou). Sa voisine, une pince sans rire, tendait son menton droit devant elle sans ciller une ride. Moi, mes carences, elles porteraient surtout sur l'argent... dit-elle.
  Je pensais d’un seul coup : Le boudin noir, pousse-t-il sur un arbre qui s'appellerait le boudiner ?
Une odeur de parfum s’engouffrait sans cesse dans nos narines. Une odeur, une horreur. Ils ne se lavent pas, alors ils se parfument tant et trop ?

Il y avait un grand buffet, art plastique en tout genre. Ils auraient pu mettre des plats en terre, quelle faute de goût.
De l’ananas au tapioca, du basilic à la banane plantin. Je regardais cette femme et son compagnon qui se collaient vers la table...
 Elle a fait un caprice : un truc de dingue. Un coup elle voulait ça ; son ami lui a demandé si elle voulait bien cela, elle a dit : oui.
Il traverse la salle à pas décidé et furtif, une assiette à la main,  Il lui offre : elle n’en voulait pas. Ou plus.
 Il lui retire son joujou, son doudou, son bout de chocolat, son dada, elle voulait celui d’avant. Moi, j’aurais été lui… enfin, faut jamais donner de conseil dans ce cas-là.
Les rayons du soleil venaient directement frapper le lustre de cristal.
Elle avait ses joues rouges, son front plissait, elle ne pleurait pas, mais on aurait dit.
Il l’a regardait, ne sachant plus quoi faire.
Il ne disait rien.
Elle renifla légèrement : je veux que tu restes dit –elle. Mais apporte –moi quelque chose de frais.
Quand c’est bio, c’est frais non ? Pas de chambre froide, du jardin ça va directement à l’assiette.

Là, si j’avais été lui, je serais bien partie.
 Il n’y avait plus personne ; même les domestiques se planquaient. Rien n’était visible.
On aurait dit que le bio était devenu si allégé, si léger, qu’il avait retiré toute la lumière des êtres vivants. Une tête d’ampoule, mais naturelle voyez-vous ?
Surnaturelle même.

Les bio, logiques, oui.



dimanche 12 juillet 2015

Ca va bouillir.

Ça chauffe oui. Y a du feu sur le gaz comme on dit.
A la maison, ça brule, les pompiers sont prêts dans la rue. Y a une chanson à la radio, une publicité. Ca fait :
Depuis tout petit, il aimait le riz.
Célèbre, il devint, son nom : l’Oncle Benz.
Trois minutes sur l’eau, une dose pour cinq litres et c’est parti :
Ca boue, ça boue, ça boue, ça boue.

Et puis, plus bas y a un type qui balbutie et l’autre, moins alcoolisé qui dit : bien sûr Amstrong était dopé, il a gagné 7fois le tour de France, il a marché sur la lune en jouant de la trompette, faut pas déconner, on nous prend pour des cons, des cons j’te jure ! 
Il fait passer sa bouteille et s’en prend à son chien : viens ici, pauv’con ! Laisse le petit jouer, non non il est pas méchant M’dame ! et pis si t’es pas contente, attaches ton gosse.
J’ai pas d’laisse. Viens ici ! Allez sale clébard de clochard à la con !

Fait chaud, fait chier de devoir ouvrir les fenêtres ; l’air t’offusque et les gens passent doucement par la fenêtre. J’ai cru entendre un scooter au loin, ceux qu’on entend de plus en plus.
Candia s’est barrée à la plage, elle voulait absolument bronzer sa raie des fesses ; c’est important quand tu mets un string, on ne voit pas de trace ; c’est son truc ; moi, j’ai préféré m’occuper des moustiques dans l’appartement. Ils sont forts cette année. J’ai tout fait, le feu dans une casserole avec des feuilles d’eucalyptus, la citronnelle, les bâtonnets d’encens, les huiles, les tablettes, les crèmes, les pièges à con j’ai arrêté, c’est des furieux, ils savent eux.
Alors, j’ai supporté d’autres conneries, la voisine qui dit 15 fois « putain » en racontant une histoire avec l’EDF devant sa gamine de 3ans, j’ai pas compter les « merdes », ça faisait trop.
Les deux alcooliques juste après elle.
Ah oui, un que je ne connais pas spécialement, mais il m’a donné son n°… en discutant au tel avec une copine d’une copine qu’il aimerait bien… revoir.
Après, suis partie aux courses.



But, retrouvons nous y tous. J'aime bien, j'achéte pas, je teste. Ils avaient un beau canapé cuir rouge, j'ai failli craqué. 
 Ils ont une super climatisation, c’est grand, j’aime l’espace.
Route d’Espagne. Demain, j’irais à la cafeteria en face, ils ont le wifi. Je bosserais devant un café.

Candia est revenue, wow, les cheveux un peu à la Nina Hagen, mais noire. Non, pas les cheveux, elle.
Elle n’est pas blonde, elle fait semblant. Y a rien de vrai chez elle, que du « t’as vu, c’est nouveau ! Pas mal hein ? Me vas bien hein ? C’est avec Julien que j’ai acheté ces chaussures, elles sont trop hautes, mais elles sont classes hein ? »

C'est quant qu'il y aura un orage?
Je sors la marmite, je récupères pour faire une bonne soupe.


mardi 10 mars 2015

Chez les bisous



On dégouline de bisous.
On ne baise plus, non c’est fini. Sinon, on va chez « j’ai trouvé un mec point com. ».

On chatt, on envoie des sms, on se connait pas, mais on se dit « bisou XXX ».
Tiens,  quand on en  a marre, on se connecte, on invite, on like, on s’iPad, se télécharge de la plus belle photo.
La communication n’est pas une image. Regardez la publicité. Pas les images :  ce qui est écrit.

Alors ?

Ca bug pas ?

Il y a une telle absence partout. Ce sont des micros boutiqués de gentillesses, où l’art, la vie… on ne sait plus quoi penser ; alors on s’envoie des bisous, des <3, des «  sniff sniff » quand ça répond pas...

Le niveau est bas.

On avance difficilement tous dans une sorte de brouillard et personne n’a plus les idées claires.

On se cache derrière des « bisous bisous ».

Et puis le fric ne simplifie rien, il a juste rendu payant ce qui était gratuit, compliqué le partage, divisé les hommes puis les a rendu fous, et ainsi a tout rendre toxique.
Ce n’est pas un moyen d’échange du tout, c’est un phénomène de pression qui rend totalement con.
Car en définitive, l’argent est pauvre.
Riez de votre déclaration d’impôt : Notez dans votre case « avez-vous des personnes à charge ? » Osez répondre : 2,2 millions d’immigrés illégaux + 4,5 millions de chômeurs +  900 150 criminels répartis dans les prisons, 650 crétins au parlement et leur commission Européenne.

Oui, c’est tellement le bordel dans le monde qu’il ressemble à mon sac à main.

Donc résumons :
2013 tous fâchés
2014 tous fauchés
2015 tous fichés !
2016 tous fichus ?

C’est qu’à force de courir comme des fous, on va prendre nos chaussures et en faire des boucles d’oreilles tellement on a mal à notre liberté, notre égalité et  la fraternité : heu, plus j’y pense plus j’ai mal à la tête. Vite un aspro : un 1000!

L’effervescence de nos ancêtres, qui se sont battus pour nous : on l’a oubliée.


On  vit dans le même un monde. Non : chacun vit dans son monde.
Non aux radiations de pôle emploi et du nucléaire! 
Non aux sorties car c’est une entrée dans l’autre sens : oui?

En d’autres termes, ce n’est pas la cohérence d’un point de vue qui nourrit la vision du monde, une culture authentique, même sommaire ;  c’est son absence.




samedi 14 février 2015

DE Augustine à ST Valentin


En 1H30, j’avais tout compris, tout analysé. Au bout 2OO km, sans GPS, juste une carte de bus et de métro en main, autour du volant. <parfois sur le tableau de bord.

 

 Beau gosse : Athlétique, yeux verts, bruns, grand, sportif, généreux, tendre. Le reste ?  Il s’en fou, du moment qu’il y a du sexe and the city.  Avec une boite de Candia sur la table, une pizza, une soupe velouté de champignon chimique à souhait, des copains, sa famille, son ex-femme qui rapplique dès qu’elle a besoin d’une nounou gratuite. Par contre accueillant le type, tu peux rester chez lui, regarder la télé… Quoi d’autre ? Je n’ai pas osé demander… J’ai refusé, parce qu’il devait partir ; et seule, chez lui, sans lui … je ne vois pas quoi faire, vu que je suis venue pour le voir.

Ha : des séries débiles  petits écrans à volonté. Des copains que tu ne rencontreras jamais parce que ; c’est ses copains. Des enfants, deux je crois, plus tu crois ?

Non, non plus, n’y penses même pas ; tu peux l’aimer lui, mais ses enfants, c’est comme ça, tu les verras jamais. D’ailleurs, c’est pour ça que c’est un type bien. Toi, tu te tapes 400km, tu fais garder ta petite, tu lui envoies des photos pour partager des petits instants que tu ne peux pas vivre en attendant de le rencontrer ce type. Tu y mets du tien.... Non, tu te plantes : tu fuies complétement ton devoir de femme.

 Lui, il ouvre une boîte de Candia/ou pas.

Y a des ouvertures pratiques, enfin : rapides. C’est efficace. Surtout si c’est occasionnel. Ça se conserve mieux avec ce genre d’emballage.

Il aime des tas de truc : l’escalade, manger au restaurant, ses enfants, Madagascar (le film ou le Pays ?), visiter des lieux historiques, rigoler, profiter de la vie, le fitness, les femmes coquettes/coquines, les talons, les robes, les cheveux au vent … Il n’aime pas les chaussures plates, je confirme. Tu vois :  je peux te donner son n° et si tu as bien saisi : j’ai aussi son adresse.



 
Faut bien que j’en mette une tartine sur Jaqueline. Elle a un corps de pucelle, sans soutien-gorge ça tient tout seul et même si c’est une fausse blonde, c’est vrai que ça donne envie. Envie de quoi déjà ? Bon, c’est quoi cette bouteille de lait ? Je ne sais pas : j’en suis au café.

Enfin, tout ça pour dire que, si dans sa vie tout ce qui avait été prévu est arrivé, ben… le divorce n’aurait pas lieu. La rougeole non plus.  Et puis l’hygiène de vie, les arts plastiques, les câlins, ne rien faire, partir en week-end et facebook, non plus !

Enfin, Candia ou pas, la boîte a coulé depuis longtemps, il n’a plus qu’a trouvé du Cacolac pour une troisième vie.

Basta.
J’ai le sinus bourré de virus et la lombaire N°5 décalée, suis fatiguée



  C’est un homme, qui a un travail qui lui plait, étant vivement intéressé par : une femme.

 Attention : faut pas avoir d’enfant, faut habiter pas trop loin de chez lui, faut pas avoir d’amis (ies), aimer le sexe, oui l’amour platonique aussi, l’amour passion oui c’est pareil pour lui, faut bien t’occuper de lui et toi : t’attends que ton téléphone sonne pour une phrase intelligente du genre : ‘lol


lundi 26 janvier 2015

Avec mon Papa.


Pap’à Noël, mon petit, quand tu auras fait la queue à la soupe populaire, dormie dans une voiture durant deux semaines en travaillant, tu m’écriras une lettre ?

J’aimerais un cadeau particulier : du travail. Je ne sais pas si tu peux comprendre, car sans cela, il n’y a aucun moyen de s’offrir des cadeaux. Faudrait un bocal à cornichon pour enfermer le system actuel. Tu voyage sans cesse, tu dois bien voir le monde d’en haut. Je ne suis qu’une infime personne, avec deux boules accrochées à mes oreilles, ça fait une jolie guirlande.

T’as  pas l’impression qu’on marche sur la tête vu de là-haut ?

On court en fait, pour survivre à des tas de bêtises : l’argent, la mutualisation des gens, le progrès,  la rentabilisation, les problèmes, les enfants, les factures… LE BONHEUR.

Ca se vend pas, ca se sollicite.

Tu me diras : « on est jamais content ». On est jamais que comptant.

Pap’à Noël, avec ta grande barbe, depuis le temps, t’as dû en faire des économies de rasoir.

Avec tes lunettes à la télévision, 3paires pour un tchin-tchin, : t’as dû en boire des apéros au chocolat chaud.

Nous, on veut du travail, ce serait ca notre bonheur à la maison, une vraie maison sans volant.

Avec un radiateur.

Avec du double-vitrage aussi.

Bisous


 

LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...