mercredi 25 septembre 2013

Au village d'en haut.

Il arrive tout souriant, il arrête son véhicule, baisse la vitre et dit : "hé, je te dois un cochon!"
On le regarde. "j'en ai un dans le coffre... Tu le veux? sinon, je l'emmène à la ficelle, il est petit, il a cogné contre, je l'ai chargé... Attends, je reviens, je vais le pendre."


Il est content le gars, il a un cochon de campagne dans sa voiture.
Ici, on parle de vignes, de tonneaux, de cuves, de lapins, on a les yeux qui brillent tellement il y a du thym. Il fait frais un peu, l'air est humide, on sent la pluie mais elle ne vient pas, pas encore. Il y a le chien à côté, le fils qui est chez mémé, la terre qui attend sous nos pieds, l'eau qui se boit dans les paumes des mains à la source. Dans la roche, au milieu de rien, du romarin. Des mûres qui grillent si tu les laissent un jour de plus. Puis le silence du vent. Les hautes-herbes qui dansent avec les oiseaux.
Il revient.
Il arrête son véhicule.
"Eh, tu sais quoi? J'ai ouvert le coffre : il s'est barré ce con! (il sourit)"

LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...