mardi 28 octobre 2014

Dans ma voiture : Volvo 850 glt.

Sale? Très.
Faut que je m'y mette : vais-je y aller au sabre?

Je sors les tapis, vide les papiers, les tickets, les élastiques de cheveux, je vois des miettes de pain, du sable, de la boue, je trouve en boule une feuille écrite au stylo, je lis :

J'ai parcouru ton corps,
A la recherche d’un trésor.
Serais-je aveugle ou ébloui,
Par tes formes si jolies,
Pour ne pas voir que ce diamant,
C’est ton corps, tout simplement.
Ta silhouette, tes formes pures,
Sont le chemin de ma luxure,
Et je succombe à ce pêché,
Quand je te vois déshabillée.
De la rondeur de tes seins,
A la chute de tes reins,
De tes lèvres douces, humides,
A ta fleur que je butine,
De cette jolie petite faiblesse,
A la courbe de tes fesses,
Je sais le goût de ton corps,
Tout tes arômes et plus encore.
Senteurs sucrées de longues nuits,
Parfums secrets et interdits.
Quand enfin arrive le soir,
Que tes cuisses laissent entrevoir,
Ta petite flamme, ton étincelle,
Ta petite fente originelle,
J’abandonne alors la vie,
Et viens mourir dans ton lit.
Dans une étreinte passionnelle,
Une longue étreinte éternelle,
Encore une fois te faire gémir,
Un dernier souffle, dernier soupir.
Monter ensemble aux Septièmes Cieux,
Être à la même hauteur que Dieu,
Et déposer sur son Autel.

Wouaw!
Le mécanicien? Ou le garagiste?


vendredi 26 septembre 2014

Le pigeon.

Changer les draps, de place les livres, ranger les perles et les rubans, trier, vider, regarder, rêver d'un détail, trouver un éventail, puis décrocher le téléphone. Reprendre tout à zéro? Z. Dernière lettre de l'alphabet.
Changer de vie.
Voilà.
C'est ca en fait.
Alors, voyons voyons : par où commencer? E-T maison. E-T boulot. E-T retrouver maison.
Mais extra-terrestre avance comme un escargot (ho l'aphrodite hé!) et il a trop de truc à gérer pour changer tout.
Changer de garde de robe : bof, non pas nécessaire, un rien l'habille, genre un foulard autour de la taille, deux semaines d'abdominaux et hop, c'est reparti. non, je sais pas quoi lui dire... Changer de voiture? De mec, de chaussure , tiens un sac, un nouveau, tout vert avec des fermetures éclairs. Non.
Il se renseigne; Il va voir bidule, il est cool lui. Le truc lui dit rien de nouveau : lui... Il est content que quant tu le sors d'un problème, c'est pas lui qui va t'aider.
Oui, les potes des fois, c'est que ca qui les retiennent à l'amitié.
Revenons à nous : changeons de vie. Aller ailleurs. Pas mal du tout ca. Comment? En voiture. Oui : bien!   Où?
Avec qui?
Pourquoi lui et pas eux?
Et lui tiens : qu'est-ce qu'il devient?


Changer de méthode.
La méthode systéme D ne fonctionne pas, prenons un plan.
Plan A et un plan B. Faut toujours deux plans au cas où.
Avec un systéme du même systéme que tout le monde.
Trouver un boulot, déménager, aménager, rester le même mais changer de vie.
Positiver aussi.
Oublier les trucs pourris qui te sont tomber sur la gueule, donner du bon toujours. Un jour ca paye.

jeudi 10 juillet 2014

J'ai dit : 2 ans, pas plus.

Ici, c'est blanc. Le sol, les murs, les portes, les fenêtres. C'est beau le blanc.
Dehors aussi, c'est beau. Bruyant : comme dans toutes les villes. Les gens ont trop de colères en eux : la vie devient difficile alors on s'emporte, on gueule, on s'insulte, on claque la porte, on insulte encore, on reste devant la fenêtre, et on discute...
Je n'ai aucuns vis-à-vis de la chambre : un mur, il doit y avoir un jardin derrière, car les oiseaux crient leurs bonheurs. quelques fois, j'entends celle du fond, elle habite plus loin : hééééèèèèèwwwwww!
Pour dire : "bonjour, il fait beau aujourd'hui : vous allez au marché ce matin?"
L'autre ne répond pas, la musique à fond passe tout juste au travers du klaxon, deux fois, pause, trois fois simultanées.
Le son c'est comme les odeurs, ca monte ; c'est une toute petite rue piétonne, c'est dingue le nombre de moto-crotte qu'il y passe par jour.
Dans l'annonce, il y avait écrit, bel appartement ensoleillé, calme. Oui, les habitants de l'immeuble sont calmes en effet.
C'est la rue de la poissonnière, elle est fermée, cause chômage marinière sans technique, la biére, les crottes, le gazoil, le bruit ont fait fuir les poissons.
C'est l'heure de la soupe. Il y a plein d'asticot à l'hameçon.
En fait, c'est le quartier de la divine comédie. Le week-end, c'est top délire méga-rue. Tu trouves de tout par les écouteurs : ca doit venir du manque de double-vitrage c'est sur.
Y'a la fille paumée qui veut des cloppes et la boulette, l'autre vit dans l'escalier, il n'a pas de terrasse, alors il sort dehors pour fumer et puis il n'a plus de papiers... il a perdu son porte-feuille.
Faut dire encore que c'est dur le soleil toute la journée, il en profite pour bronzer.
Moi j'ai ponçè des portes et des placards depuis deux jours. J'ai le petit doigt qui vibre, ca ne se voit pas, ca se sent. J'ai le petit doigt comme en l'air, rien à voir avec le snobisme.
Il y a toujours ce scooter vers 4H du matin, il passe par là, il klaxonne au cas où il y aurait quelqu'un de sourd qui arrive aussi vite que lui à chaque ruelles. Celui là, un jour, je lui balancerais un sceau d'eau et je lui dirais : ha t'as vu? ca réveille hein? hé bien : bonne journée! Moi, je vais me recoucher!
Les talons je les supportent plus, pourquoi on met des talons qui font du bruit? Ca existe les cordonniers encore, au lieu de t'acheter 10 paires de chaussures, fais mettre de nouveaux talons ou alors apprends à marcher avec.
Et oui, vas-y fume, fume. En silence. On ne parle pas la bouche pleine, c'est impoli.
Je ne veux même pas voir, j'entends.


Le manque de civilité, la haine des autres et qui te la font écouter, subir, tout ça parce-que dans leurs vies, ça ne va pas, ça dérape.
Bouge, recentre-toi, reprends-toi, ai confiance.
Au lieu de dépendre, d'attendre, de répandre.
J'ai dit : 2 ans, pas plus.
Bouducon.
C'est rouge. Va falloir mélanger du blanc pour avoir du rose.

A une heure de la ville rose, 14mois plus tard, elle me parlait de la cantine de l'école.

Pendant qu’elle me parlait, je pensais à l’ameublement de ma nouvelle maison. Partir ! Retirer les fantômes, supprimer des contacts, faire des valises et des cartons, affranchir mon courrier à ma nouvelle adresse. Je suis arrivée en bas, je ne peux pas aller plus bas que ça. Ca ne peut qu’aller vers le haut. Tout bazarder. 
Jetez  quelque chose en l’air par hasard, ca finira bien par tomber au sol. Mais pourvu que j’ai de la chance pour l’attraper.
13mois, c'est long, j'ai pu attraper en plein vol.



lundi 14 avril 2014

Le monde des animaux.


Elle est jolie, pas conne du tout, d'une générosité extra, douce, créative ; enfin, elle est chouette, rigolote. Pas de chance sans doute? Elle ne l'a pas rencontrer : la bonne personne au bon moment. Ou elle n'a pas pu. Elle est tombée, s'est relevée, s'est ramassée, a donné, a tout perdu.
Elle s'est perdue.
Elle disait : "L'amour que j'ai dans mon coeur, c'est comme un saut en parachute : t'es heureux quant j'atterris, quant tu poses les pieds à terre. C'est ca que je voulais réussir avec lui, même si il y a du vent... m'en tape du courant d'air, des kilomètres, de la destination."

Cette femme n'a jamais fait comme tout le monde ; elle a commencé à travailler à 15ans, à 27 elle ne voulait pas d'enfant, à 32ans elle a passé son permis de conduire, à 38 elle a eu son bac, à 40ans elle a fait un enfant. Seule. Toujours.
Elle a fait ce qu'elle a pu.
Je ne sais pas comment tu as fait pour la séduire, il est en pierre son coeur. C'est venu progressivement? Tu as du employer les bons mots au bons moments. C'est étonnant quant on ne connaît pas une personne _ on ne connaît jamais quelqu'un assez_ quant on ne l'a jamais vu, ou rencontrer : on s'attache encore plus. La distance et le mystère : ca rapproche?
Dans ce genre d'histoire, les relations c'est toujours difficile. Ca épuise.
Tu devrais le savoir.

Cette fille, elle est pour personne :ca fait trop longtemps qu'elle est seule, qu'on la laisse.

Elle a dit : "ca aurait pu fonctionner entre-nous. Non : c'est moi! Et puis lui, il croit que c'est lui. Enfin, je sais pas... C'est la faute à personne. C'est nous.
Il est où? je sais pas où il se planque. Au boulot? Moi j'arrive pas à travailler. De toute façon, un artiste, ca ne travaille pas :  y à que quant tu vends ton art que tu travailles, sinon : tu glandes! Je glandes dur depuis un bon moment. Je suis dans un trou à rat.
Je fais tout pas bien. J'ai jamais été dans le bon sens."

Elle était belle même quant elle peignait pas ses cheveux, quant elle avait mal aux racines, quant l'élastique glissait, quant elle trimballait ses valises sous les yeux. Elle a jamais triché.
Elle disait : "C'est pas un homme de lettre, c'est clair, c'est un mec de terrain, il a du réveiller mon côté guerrière... C'était une mission impossible, je tenais une allumette pour qu'on puisse l'allumer, pour nous éclairer ou nous réchauffer; il portait un famas, forcément : c'était trop lourd. J'aurais jamais du accepter son coeur par invitation... il a l'air doux... j'aimerais bien poser ma tête sur son tatoo."
Tu as su gagner sa confiance. Elle a était profondément humaine avec toi.
La voilà qui portait tout.

Elle posait des dossiers sur divers bureaux = échec.
Elle poussait des portes de bureau = pas de connexion.
Elle passait des coups de fils = abonnés absents.
Elle pressait un article = sans commentaires.
Elle repassait son c-v = on perd son dossier.
Elle repoussait les autres car pas de sensations.
Elle repassait pas ses fringues car elle perdait de l'énergie ailleurs.
Elle se pressait une orange mais y à pas de vitamines si tu mets pas la pulpe!
Elle s'empressait de te t'écrire, mais tu ne lis même pas.
Elle compressait son coeur.
Elle entassait ses rancoeurs.
Elle ne passerait pas la vitesse supérieure.
Elle fait une pause éternelle, point de suspension.


Il aurait fallu que tu sois fort pour l'aimer, car si tu l'avait regardé vraiment, tu aurais vu combien tu lui manques, parce qu'elle a juste besoin de ça : de toi. Ton fric, ta femme, le foot, tes tifs, la teuf, tes fringues, tes fautes d'orthographes, ta teube, ta tire, ta tirelire, elle s'en tapait vraiment ; elle voulait savoir si tu vas bien, parce qu'elle était dans un gouffre. Elle avait besoin de savoir si tu t'en branle réellement de son état pour tourner une page, même si elle l'avait déjà noircie. Elle voulait avant tout enrouler ses bras, te serrer le bassin aussi ou juste boire un café avec toi, quitte à ne plus te revoir de la vie. Elle avait besoin de savoir, essayer. Histoire pour bien repartir, continuer, arrêter... s'arrêter? Elle avait pas besoin d'être rassurer, juste besoin de vérité, de réalité, de concrétiser. Au moins essayer.



T'as l'air costaud pourtant, solide. Ca ne veut pas dire que tu sois pas sensible. Elle t'a fait peur?
Faut pas avoir les chevilles qui gonflent, ni trop se regarder le nombril dans ce genre d'histoire d'amour virtuelle, faut juste être entier. C'est si facile de couper le contact, faut juste faire un clic. Bloquer, supprimer, marquer comme non lu?
T'as pas mis d'essence dans le moteur, ca roule pas, pourtant elle payait l'assurance. Elle s'en foutait l'état de sa bagnole, quitte à rentrer dans un mur. Elle n'a plus rien à perdre si elle t'a perdu. Elle gardera ta photo. T'avais quel âge dessus : 37? 38? 39! c'est sa pointure.
L'amour, c'est pas que du sexe, du love, des câlins, des bisous, des bons ou des mauvais moments, ou des jours et des nuits passées ensembles ou séparés, c'est aussi sentir que l'autre ne va pas te laisser seul, sans attentions, comme un animal, un coyote, un loup.
Elle tourne en rond, ca lui fait mal aux pieds.
Ca a fait comme une fracture, tu lui as casser les pieds. Alors elle a pleuré quant, seule, elle a compris l'évidence. Elle a craqué parce-qu'elle a perdu ton amour, parce- qu'il n'y a plus d'essence, plus de batterie. C'est comme un tank qui a perdu son bazooka : ca avance, pas vite ; ca vise : rien, pas de cible.  Dire qu'il y a un mec à l'intérieur dans ce minuscule espace qui le conduit.

La douleur de son corps ne dépassera pas celle de son esprit. C'est con de se flinguer la vie pour quelqu'un que tu connais pas, en même temps ca fait parti tellement de ton boulot... je sais pas si tu peux te mettre à sa place? C'est sans doute ca qui vous a unit virtuellement : votre combat... elle se bat pour survivre, tu te bats pour laisser survivre.

Elle a fait ce qu'elle a pu.

Qu'est-ce qu'il faudrait faire?

On ne saura jamais.

Toi, tu devrais le savoir.

mercredi 12 mars 2014

Chez les drôles. Pas les imbéciles : les drôles.

Le temps passe vite, on a des journées de dingues. On veut tout, vite, bien, partout.
Internet, c'est le top pour ça.
Le mode wifi, non : pas bien. Le temps d'avoir le réseau, de se connecter, de rentrer le mot de passe, de remettre la batterie en charge : hop  "le temps de connexion est dépassé, veuillez réessayer" ; bon, c'est très bon pour les nerfs cette histoire.
Me voici au cyber-café.
Plein à craquer, c'est là qu'on se rend compte de la précarité des gens,ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir le bon ordinateur et l'abonnement ; quelle époque formidable.
Raymond, le propriétaire me dit de patienter 7minutes, un poste va se libérer.
Il me propose une chaise en plastique gentiment.
je prépare tout : clé USB, carnets où j'ai noté des adresses e-mail, des sites à visiter.
J'attends le poste vacant.
Je le regarde ce type, il est curieux : il est devant l'ordinateur, il soupire sans arrêt. Il est énervé on dirait.
D'un coup il dit : "Raymond! hé!... Hé, tu peux venir? j'ai trouvé la preuve de mon achat, faut que j'imprime. On peut imprimer?"
Raymond arrive, appuis sur l'imprimante : moteur à réaction en voix de décollage immédiat, la machine est prête à l'emploi.
"Qu'est-ce que tu veux imprimer?
"Ca là, c'est la preuve de mon achat, tu vois avec ça, je vais leur prouver!"
L'imprimante tire la langue deux fois, les feuilles se reposent. Raymond s'en va.
Le type fait le tour, regarde sa preuve.
"Tssssss! C'est pas ca que je veux! qu'est-ce tu m'as imprimer!"
Raymond lui dit que il ne sait pas ce qu'il veut, que c'est lui qui a voulu ca.
Le type retourne devant l'ordinateur.
Je regarde l'heure : bon, je vais y aller moi je pense...
Le type clic, tape la sourie, soupire, l'imprimante lui tire la langue.
Il se lève, contourne l'ordinateur, regarde les feuilles de papier attentivement.
Grand et gros soupir.
 "P..... ! C'est pas ça que j'ai fait! Il est con cet ordi! Raymond! Hé! P....!
" Qu'est-ce qu'il y a?"

Oui, c'est le progrès, c'est le problème.


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"Allo?
"Allo, bonjour. Vous êtes Lina?
"oui.
"Ha : bonjour. je vous contactes parce-que j'étais à la réception de Samedi, et je voudrais écrire un
interview sur votre parcours d'artiste. Vous vous rappellez de moi?
"Non, pas vraiment, j'ai vu beaucoup de monde...
"Vous étiez avec Nathalie Fabre, Murielle... C'est vous qui avez fait le numéro sans filet, c'est bien vous?
"Ha pas du tout Monsieur.
"Peut-être je vous confonds alors?
"Je ne sais pas. Vous êtes?
"Je suis journaliste dans un petit journal indépendant régionale, nous nous occupons de promotionner
quelques artistes une fois par mois, et je vous ai trouvé extraordinaire dans votre créativité et votre diversité.
j'aimerais vous rencontrer.
"Oui, bien sur.
"Vous êtes grande, fine, brune?
"Pas du tout : je suis moyenne, musclée, blonde.
"Ha oui : je vous confonds avec une autre artiste alors... J'ai vu tellement de monde!
"Vous pouvez contacter mon agent si vous voulez aussi.
"Houla, j'ai des problémes de téléphone en ce moment, là : je suis chez un ami qui me prête son combiné.
"Oui : je comprends.
"Quant êtes-vous disponible?
"Le matin.
"oui?
"Oui.
"Vers quelle heure?
"Quant je rentre.
"Vous rentrez d'où?
"Du travail!
"Je comprends.Vers 5HOO?
"Plutôt 7HOO.
"Mardi : 7HOO.
"Parfait!
"Donnez-moi votre numéro de telephone ; je ne l'ai pas noté.Vous étes vers où? ... oui, oui, oui, oui,
bien! ha oui...Je vois où.
"Ok, merci; à Mardi donc! bonne journée!"


Bonne pluie, ca coule le long de la vitre, les rideaux sont humides tellement c'est triste.


"Allo...?
""Allo, bonjour Mme S...schittlllner?... Lina?
"Oui, c'est elle-même.
"je vous contactes parce-que j'étais à la réception de Samedi, et je voudrais écrire un
interview sur votre parcours d'artiste.
"Oui.
"Mais c'est vous que je viens d'appeler tout à l'heure, non?
"Tout à fait.
"Ha oui, je vous confonds avec une autre personne je pense...
"Ha... sans doutes.
"c'est parce-que vous avez deux sortes de cartes de visite, alors je croyais que c'était une autre personne;
"Ha non : c'est bien moi.
"Oui : redites-moi votre adresse... c'est vers où? Il y a un magasin pour me repérer pas loin de votre domicile? ... ...
Ha oui, je sais! Je vois où! Vous prenez quelle station pour arriver au plus prés? ha oui... oui. Mais je vais venir
en taxi alors. Oui. Mais je voudrais bien prendre le métro mais après je dois aller à l'autre bout de la ville alors ce
n'est pas pratique... en plus, j'ai eu des problèmes de téléphone, donc là, je suis chez un ami qui m'aide... bien! Oui. Oui. A Mardi, 7HOO."





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Ils sont deux, assis sur le canapé rouge en simili cuir. L'un deux s'entasse dessus légèrement. Ils regardent attentivement la chaîne hi-fi.

Ca ne marche pas.
 Le son.
"Mute : c'est quoi?"
"Sais pas ... ca mute quelque chose non?"
"Mouai. Ca change rien, marche pas!"

Cette fille, elle est chouette elle. Delphine? Joséphine? Jocelyne? Genre.
"ha ouai! trop bien! les Clash!"

Voilà l'entassé qui se redresse : ""Bonne idée : de la musique!"

La voilà, la fine, qui appuies sur des boutons, se penche, observe, se baisse, s'agenouille à quatre-pattes, se tortille : elle atteint la prise de courant. La femelle est dans le mâle.

"En même temps, c'est pas con les filles des fois..." dit l'entassé mi-relevé.
"J'étais resté sur mute en fait, j'avais pas pensé à brancher..."

"Mute? Ca coupe le son. Par exemple : on te parle et tu veux pas entendre, tu laisses la musique! Autrement-dit : cause toujours. Tais-toi.
Ou hop là! Ca te parle, tu appuis sur le bouton mute : tu écoutes ce qu'on te dit et tu l'entends, mais tu n'entends pas la musique ; pour bien comprendre." Elle, elle est chouette.

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LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...