samedi 6 juin 2026

LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant : il a le diable au cul. Ca joue sur l'émotionnel sans cesse. C'est un suspens permanent, si bien qu'il aime qu'on lui gratte. Mais, cependant, dés qu'il s'est bien planté une épine, les pieds bloqués au mur, coincé sans le passage du pont... L'église se remet au centre du village! Je sais qu'il a le diable au cul. Sous son slip. Petit, son cul d'ailleurs car il a un corps trés fin. Une fois, au bord d'un lac, je l'ai vu en maillot. Plusieurs fois, dans d'autres circonstances, j'ai pu le voir dans les détails. Il est mal dans son slip, ca lui gratte le derrière. Sur sa fesse droite, un tatouage : un petit diable brandissant sa queue, la fourche de l'autre main, il sourit.

dimanche 1 février 2026

Liberté chéri.

Quand il est parti, il m’a demandé : « Et toi, qu’est-ce que tu vas faire maintenant, tes projets ? » J’ai répondu doucement : « Vivre. Ce que je n’ai jamais vraiment eu le temps de faire. » Je suis certaine qu'il n'a pas comprit. Je suis restée. Pas vide. Libre. Le lendemain, je suis allée chez le coiffeur. À la banque. Puis à la pâtisserie acheter ce dessert que je remettais toujours à “plus tard”. Le soir, j’ai ouvert Facebook. Pas pour chercher quelqu’un. Juste pour vérifier que j’existais encore. Pas comme “la copine de”. Mais comme moi. Cette nuit-là, je me suis endormie en paix. Sans promesses. Sans projets. Sans espoirs. Avec un cœur qui respirait enfin. Parce que parfois, la vraie renaissance ne commence pas avec quelqu’un d’autre. Elle commence le jour où une femme se choisit. Et une chose est sûre : Elle ne demande plus la permission de vivre. Elle ne se contente plus de miettes. Elle mérite toute la table.
L’amitié entre ex, ça n’existe pas. Ou du moins, pas comme on aime le faire croire. Cette idée rassure, donne l’impression de maturité, de recul émotionnel, comme si l’on avait su aimer sans s’attacher. Mais dans la réalité, quand il y a eu de vrais sentiments, de l’intimité, des projets, l’amour ne disparaît pas proprement pour se transformer en simple amitié. Il laisse des traces. Faire semblant d’être amis après une relation amoureuse cache souvent autre chose : de l’attachement non résolu, de l’espoir déguisé, ou une difficulté à couper un lien devenu toxique. Il y a presque toujours quelqu’un qui ressent encore quelque chose, même en silence. Et cette personne accepte l’amitié non pas parce qu’elle va bien, mais parce qu’elle n’est pas prête à lâcher complètement. L’amitié suppose une neutralité émotionnelle, une absence d’attente, une liberté sincère. Or, entre ex, les souvenirs pèsent. Les gestes sont interprétés, les silences font mal, les nouvelles relations deviennent sources de jalousie ou de comparaison. Ce n’est plus une relation simple, c’est une relation chargée d’un passé qui ne s’efface pas. Souvent, rester « amis » empêche de guérir réellement. Cela maintient une présence qui ravive ce qui aurait dû cicatriser. On pense avancer, mais on reste bloqué entre ce qui a été et ce qui ne sera plus. Couper le lien n’est pas un manque de maturité, c’est parfois une nécessité émotionnelle. On ne tourne pas une page en la relisant tous les jours. Bien sûr, il existe des exceptions rares, lorsque les sentiments se sont éteints depuis longtemps, sans blessure profonde, sans trahison, sans attachement restant. Mais dans la majorité des cas, l’amitié entre ex est une illusion confortable qui retarde la reconstruction. Parfois, le plus grand respect que l’on puisse avoir pour une histoire passée, c’est de la laisser derrière soi. Pas par haine, ni par rancœur, mais parce que certaines relations ont un rôle précis dans notre vie. Elles ne sont pas faites pour durer sous une autre forme. Et accepter cela, c’est aussi se donner la chance d’aimer à nouveau, sans chaînes invisibles.

mardi 30 septembre 2025

Je ne sais même pas où on va, ni quel jour on est....

J'en suis où moi? Hein? Envoies un sms bordel!!!! Ca fait longtemps qu'on a pas échangé un truc : peu importe , cochon, politique, social (c'est de la politique aussi non?, sensuel, météologique, scientifique, .... ... ... résumons un peu : T'as grillé des merguez sur les ronds-points et détruit les péages. T'as bloqué les centres-villes et pillé des commerces au d'épis des commerçants qui paient eux pour travailler. T'as hurlé sur le net, appelé à tuer les flics qui mettent leur vie en jeu pour te protéger et te défendre et leurs familles et diffusé en boucles les fakes les plus grossiers sur le Net. T'as été tour à tour expert en Droit constitutionnel, en incendies, en maintien de l'ordre et en virologie. Tu as transformé des revendications au départ très légitimes en tombereau de conneries pseudo-révolutionnaires de la bite à Dudule Tu vois des complots Illuminatis et pédo-satanistes partout. Tu es un héros de l'anti-capitalisme mais tu ne résistes pas à une promo sur le Nutella et tu t'endettes sur deux ans pour acheter un Iphone de merde... ou autre connerie lié au système du doctrinement... Dès qu'un soupçon de crise pointe à l'horizon tu dévalises les grandes surfaces en pâtes et en PQ Quand on t'explique que le meilleur moyen de lutter contre une épidémie c'est d'éviter les contacts, tu continues à sortir comme si de rien était, et pour certains en restant en groupe en bas de leur immeuble ou au coin de leur quartier ... Et tu t'étonnes vraiment qu'on finisse par te traiter comme du bétail en te parquant à la maison ?
Si cette épidémie pouvait......... un bonne partie de touts ces incapables inconscients .... C'est là que tout à merder. et puis les autres, ceux qu'on ne veut plus jamais : les toxiques, les amoureux qui s'affichent sur les réseaux, les instables (oui, les mêmes), les bosseurs, les courageux, les volontaires, les engagés, les trous du cul (ceux qui chient en fait) et ils croivent que tu vas avaler!, et puis les observateurs. Toi! On nous prend pour des billes, des quiches. Toi, tu avances, seule, avec ton paquet au dos. Bravo, à toutes ces femmes qui ont su partir avec rien pour reconstruire, pourssuivre leur chemin.

samedi 13 juillet 2024

Six ans.

Mais qu'est-ce qu'il s'est passé? Hein? Du surmenage, des blocages_n'en parlons pas!, des surprises, des mensonges, des promesses, des regrets exprimés, des ratés (plein, trop), des manques de respect, hésitations... Non, arrêtons. Le bout du tunnel est proche, un grand doigt d'honneur est mis en lumière au fond, jusqu'au bout, tout au loin. Ouai, j'ai merdé. Trop gentille, trop aimante, patiente, positive, légèrement naîve, généreuse. et puis tellement besoin d'amour, de toi, de ton amour. Trop acquise! J'ai ouvert les yeux sur ton amour, comme des billes. Tu avances pour reculer aussitôt : commment veux tu que j'agisses? J'suis tombée du lit quant tu as déménagé avec "l'autre" que tu voyais quant on se voyait toujours. Ton invitation au mariage de ton amie ne s'est jamais faite. J'ai besoin d'une personne loyale, fiable, pas perdue/paumée. Influencable. Pas besoin de te parler, de savoir si tu as lu mes messages, j'en ai plus rien à ... Pas envie de dire, de croire, te croire, j'en ai plus rien à comprendre. Je n'ai plus confiance. Ce fût une relation inutile. Et encore, pour toi, ce n'était même pas une relation n'est-ce pas? Suis sûre que d'un truc, on est fait l'un pour l'autre. On a jamais fait. Tu l'as fait avec tant d'autres pourtant : Marie, Mémère, Corrine, Carole, Nathalie,Carmen , anne-marie, Lila, Sophie, Sylvie...Vis, vie... Je m'en fou de tes ex que je rencontrerai jamais, rien que de t'entendre parler d'elles tout le temps, je sature déjà. Parles moi de nous! Et fais - le aussi. Il aurait fallu que tu coupes le fil avec elles. Comme moi je l'ai fait avec tout : amis, boulot, relations, appartement, chat, meubles... Tu n'as fait que me faire ramer, une ballade en bateau. Déménager seule, pour vivre dans un deux pièces pour me demander de redéménager parce que je te manques, parce que tu te fais chier oui! Puis, encore, me redemander de déménager parce que tu t'es planté avec l'autre. Tout en me bloquant sur messenger des milliards de fois : je ne suis pas dupe. Respectes moi. Je suis pas une pute. C'est toi la pute. Je ne déménage pas pour vivre en colocation. Pour m'arranger la situation. Je déménage pour bâtir du solide. Parce que je suis mère aussi, chose qui te géne car la gosse, elle suit. Elle subit aussi. On aurait dû se marier tiens! Vivre ensemble, ne pas attendre, se surprendre, ne plus attendre. Raté. T'as eu peur. Peur de quoi? de mon amour pour toi? de t'engager. Immature, vaurien, lâche, égoïste, fier et instable. Tu aimes trop ta liberté. J'ai vendu ma patience. Tu me diras un jour j'espère. Mais quant tu merdes avec une femme sincère, que tu la laisses angoissée et bléssée, la vie... va te le faire payer. Tu peux compter dessus. Tu es un être du consommable, du superficiel, illusoir et jetable. Tu trouveras une autre proie, ton répertoire est plein. Tu seras à la même hauteur que tes amies : en couple. L'image restera plus belle que ton âme. A aimer une autre pendant une autre. Même si c'est une "amie".

mercredi 21 juillet 2021

l'importance du temps

 je ne pense qu'au vide qui nous a séparé

ça m'a tué

je n'ai même pas de larme, c'est à l'intérieur que ça pleure

putain, j'ai mal, du mal à récupérer mon souffle quant je ronfle _genre de truc comme ça : apnée, mais en temps c'est beaucoup plus court

le covid, c'est là où on prend l'importance du temps

je viens de finir le paquet de bonbons fraise tagada tsoin-tsoin

c'est à chaque fois pareil : faut que t'arrive à la dernière fraise du paquet pour retrouver le gôut de la première

pareil pour toi

t'es le seul homme que j'ai attendu toute ma vie

et toi, t'attend, tu m'attends, car je bosse, pas toi

moi, je t'attends depuis... 


que tu travaille à ingénieur en direction ,oui :  chauffeur routier.

Je t'ai croisé, Samedi, sur la route du boulot, tu rentrais chez toi

je te fais coucou, tu réponds

je t'envois un sms quant j'arrive chez moi , comme ça, pour se rapprocher, se toucher des mots, tu me réponds le Mardi.

Et tu me reproches de ne pas t'avoir appelé, de suite!

oui, vite 

faut être à toi

plus vite que ça

sinon, c'est la catastrophe

et voilà, on s'engueule pour un sms

période de merde

tout est pareil depuis deux ans : pas de vacances, le boulot.

Tout devient compliqué, démesuré

Un amour à sens unique

sens interdit, tout est interdit même le téléphone au volant

J'ai mal

la fraise c'est balaise

Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.


Qui savent sourire de leurs erreurs, de leurs peurs, de leurs douleurs aussi.

Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu'être du côté de la vérité et de l'honnêteté.

Ceux qui disent et qui font, ceux qui voient et ne jugent pas

Je veux m'entourer de gens qui savent arriver au coeur des gens.


Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l'âme, à qui ont a mis des bâtons pour empêcher d'avancer le fonctionnement des roues, ceux et celles qui ont été battu, comme violé dans leurs vies, ceux et celles qui ont supporté.


Oui... J'ai hâte... de vivre avec intensité.


J'espère ne pas gaspiller un bonbon de ceux qu'il me reste... si il m'en reste le temps.


dimanche 8 novembre 2020

Les masques tombent.

 Il y a un vide. Le silence du bruit qui se répète. Un non-mouvement de foule qui marche sur la tête. On veut revenir au passé, et pourtant l'avenir sera là demain.

On se dispute, on se visio, on se cache, on s'exhibe en voiture de sport, on travaille dur pour avoir un écran de 1,50m de large, on vit dans le luxe, on s'assume, on cherche mieux, toujours plus beau, encore plus sophistiqué, de plus en plus d'amis, des ex-"copines" qui mattent ton profil facebook, des injures, des délicatesses humaines d'aujourd'hui, celle qui vont avec les reste.

Que reste-t-il de nos efforts, notre patience, notre dévouement à l'autre, à soi?

On reste figé devant les masques. Jamais plus nous ne verrons l'autre comme nous l'avions non pas imaginé, mais perçu.

On profite : des autres.

Rien n'arrive par hasard. Tout est mouvement. Les temps changent, le monde et ceux qui nous entourent.


 Nous sommes tous des psychoses, nous sommes en train de faire dérailler nos valeurs, nos amours, nos buts, notre avenir dépendra de notre écoute, notre respect envers l'autre.

A vos amours!

mercredi 26 février 2020

L'autre.

Il habite à côté d'une boulangerie dans un petit appartement sécurisé : il travaille, paye son crédit, fume de l'herbe qui rend moins fort, joue à des jeux sur son téléphone, regarde des dessins animés de 6H à 8H du matin et après il va au boulot.
Un ricard? Non, 4!
Un type grand, blanc de peau, avec une vie ordinaire, une famille peu atypique.
Son truc, comme tous les hommes : le foot, la bière, le cul des femmes.
J'ai passé l'aspirateur, enlevé les toiles d'araignée, frotter ses toilettes et sa salle de bain.
Alarme.
Il n'y a rien de plus con qu'un type mal dans sa vie qui espère changer sa vie grâce à un amour dans sa vie.
L'amour de sa vie : une femme banale, divorcée, qui bosse, sans enfants_comme ça : pas de responsabilités_ une bonne voiture, de l'épargne sinon rien.
On est bien dans le paraître. pas de fond, pas de forme.
Du bon sens bordel!
Oui, faut essayer au moins une nana tous les 4 mois, quitte à ce qu'elle quitte tout.
Pas de pitié.

alors, notez mesdames qu'on ne dit pas Cunnilingus mais bien :
schneckenbusch en Alsace. En Lorraine, on dit rien, on subit. Les Normands mangent du fromage, à Toulouse c'est le Sud, et à Perpignan, c'est la mer.
Il n'aime pas cette mer.


mercredi 7 août 2019

Soyons contagieux.

La vie est pleine de paradoxes… mais cette tendance s’est accentuée ces dernières années.
Notre société voudrait plus d’instruction, mais moins de bon sens. Nous avons plus de connaissances, mais on tente de nous enlever nos valeurs et notre jugement. Les médicaments soignent mieux et pourtant notre société est loin, très loin de respirer la joie de vivre. Le bien être intérieur est devenu une denrée rare, un luxe… (C’est pourtant gratuit et à la portée de chacun).
Nous avons de plus en plus d’amis virtuels, mais nous occupons-nous pour autant correctement de nos vrais amis, de nos proches, de notre famille ?
A trop posséder, à trop consommer, à trop manger ou fumer, nous en oublions de ressentir.
 D’un côté on nous pousse à consommer, et de l’autre on nous culpabilise à outrance. C’est vrai dans tous les domaines et on se fait tous avoir un jour ou l’autre. Mais qui sont-ils pour nous dicter notre façon de vivre ? Qui sommes-nous pour rentrer si facilement dans le moule ? Que la colère gronde, mais une colère saine.
Aimons, partageons, rions, cessons d’envier, de haïr, de profiter des autres. La vie est trop courte. Redonnons-lui le lustre d’autrefois qu’elle n’aurait jamais du cesser d’avoir. A quoi bon aller sur la lune si nous ne sommes plus capables d’en décrocher un bout pour la personne qui partage notre vie. L’espace sidéral n’est pas l’espace intérieur.
J’ai décidé de passer plus de temps avec mes proches… ils ne sont pas éternels… et moi non plus. 
Si je le pouvais, je rencontrerais chacun d’entre vous pour ressentir toutes vos bonnes vibrations et échanger un peu.


mardi 19 février 2019

Un demi-siècle à peine.

Après avoir minutieusement scruté son apparence devant le miroir, elle dit qu'elle va reprendre sa taille 38, s'occuper de sa peau, se couper les cheveux, faire un ticket avec sa carte de visite, déménager pour se sentir libre. 
Elle va tout changer.

Elle a vu dans la glace une nouvelle femme qui veut tout basculer les codes : de l'intérieur, de l'extérieur, d'avant et d'après.
Et si le changement n'était pas immédiat, dans ses yeux, on devine bien les courbes de ses désirs.

Il y a deux points dans sa vie tangibles :
son passé et son présent. 
Se voir ainsi, avec ses rides, ses cheveux grisonnants, son teint, son corps qui se tasse, sa sagesse qui s'agrandie, ses douleurs aussi, sa confiance que les hommes ont rogné de déception amoureuse, et son envie de réussir.





Où se place la réussite à 50 ans? 
Devant le miroir, son front se plisse.
Elle recule. Se regarde encore, d'un œil plus juste, sans doute moins irréaliste.
Elle pense à d'autres femmes de son age. 
Non, ça va : tu n'es plus belle, tu es encore jolie. Ton pantalon te serre un peu en taille 40, mais par rapport aux autres : tout va bien. 
Plus que quelques  efforts et j'y serais.
Reprendre sa vie : à elle. 

S'occuper d'elle exactement.

Manger sain, varié, coloré.
Penser positif.
Sortir. Se faire de nouvelles connaissances. 
Réduire aussi mes heures de travail. M'organiser pour me prendre du temps.
Cheveux courts? Toutes les femmes célibataires de 50 ans l'ont. 
Elle hésite sur tout.


Le bonheur à 50 ans ? Elle palpe son crâne déjà un peu dégarni, songe à ces rides qu'elle peine à dissimuler, à ces enfants qui quittent un à un la maison et à ces parents qu'elle vient d'installer, le cœur brisé, en maison de retraite, et en conclut que les lignes qui vont suivre sont une vaste fumisterie. 

Attention. 
Personne ne nie qu'elle est un peu dans le creux de la vague. 
Personne n'essaie de la convaincre qu'elle est aussi séduisante qu'à 20 ans. 
N'empêche que les choses, à partir de maintenant, vont commencer à s'arranger. 

Elle a lu dans un magazine beauté-santé que le fait est démontré : passé le cap critique de la cinquantaine, on est de plus en plus heureux. 
Mais oui, chaque année un peu plus que l'année précédente, au point de se trouver bientôt, ils le garantissent, beaucoup plus heureux qu'à 30 ans. 
Et ce ne sont pas des psys qui l'affirment. Mais des économistes, avec courbes et équations pour preuves de ce qu'ils avancent.

Non mais!


lundi 10 décembre 2018

Bus 2019

C'est long. Je ne peux pas lire, ça me donne envie de vomir. Suis à contre-sens de la marche.
Pas moyen de trouver ma place.
Adieu la vie : Maître Gims en boucle-featuring_le chauffeur siffle un ton en dessous depuis 20 minutes.
  Au'secours.
TF1, hier soir. Toutes ses publicités machismes et moches en plein milieu de n'importe où, et là, des affiches géantes dans les avenues, les décharges cachées, la tête de mon banquier, les champs morts ou dévastés, les nouvelles voitures où tu ne peux pas changer une ampoule, les numéros machines qui  te répondent au téléphone, les plateformes offshores, l'abrutit de première classe : mon assureur. Ho : les superbes fruits et légumes du super hyper marché!
La durée de vie de ce qu'on achète.
Mon pays, c'est du placement de produit.
Je suis un mouton, je n'ai pas envie de devenir un bœuf.
Depuis internet, ça va fort. Même si on nous oblige pour l'environnement. Pascal Négre, en 2001 nous disait : on s'en fout d'internet : ça ne marchera jamais!
Ce soir, je vais à la banque : devant mon ordinateur, j'ai le mot de passe.
Et tout est comme cela.
Tu n'as pas la télévision parce que tu privilégies les dvd, les blue ray : paye la redevance! mais enfin, merci à Claire Chazal : on est épargné de sa nomination au Ministère de la Culture.
A tous ces petits drapeaux multicolores qu'on retrouve sur le béton un lendemain de fête Nationale, partons voir les arbres, ils nous donnent de l'air. Ça aide.






jeudi 26 juillet 2018

La maison du bonheur

Il y avait une odeur de lavande. Elle était forte à chaque fermeture ou ouverture de placard, de tiroir.
Avant d'entrer un banc de pierre était posé devant un jardinet de pommier d'amour. On pouvait s'y asseoir le soir à la fraîche et sentir encore le soleil qui avait chauffé toute la journée ; on regardait les gens passés. En campagne, les gens se saluent, en ville non, du tout.
C'était la ferme de famille d'un paysan et un couple l'avait rénové, puis elle a été revendue.

Un beau sol pleureur longeait le ruisseau derrière le côté Sud, et la terre avait été faite pour y potager : une terre argileuse où de belles tomates, des radis, des concombres, des potimarrons et quelques fois deux ou trois rangées de haricots verts et jaunes s'y plaisaient sans trop d'efforts.

A certaine période de l'année, on pouvait voir furtivement un écureuil qui traversait le jardin à toute vitesse pour aller dans la pinède voisine.
Il y avait cette grange, avec ses hauts plafonds, derrière une baie vitrée voilée de coquelicots ; un atelier s'y trouvait ; le soir, à travers les voiles,avec les lumières on voyait des ombres gigantesques : des flashs, des déplacements incessants et on pouvait imaginer un studio de photographie.
C'était bien plus.
Ici, les couleurs et les visages n'ont pas de noms.
 Il n'y a aucune porte qui laisse passer un son.
On ne parle pas, on observe.
Chaque mouvement, le geste qui s'en résulte sont précis, qualitatifs.
Il n'y a pas besoin de feux d'artifice, c'est un spectacle d'objet dans des boîtes, des caisses : de la plus petites sur une table avec des perles dedans, à la moyenne avec des tubes de peintures, des plus grandes avec des toiles de coton, une autre des vêtements.

On y trouve ce qu'on ne cherche pas dans une boutique, on y cherche ce qu'on voudrait et souvent on ne le possède pas, on y perd du temps, on y gagne peu.

Le bonheur ne s'achète pas.

C'est une pièce à vivre aussi où l'on peut prendre le thé avec une pâtisserie maison, puisque le téléphone sonne et qu'on peut venir avec son cœur pour voir, se voir.




https://www.facebook.com/lilinalauresittner/

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LE DIABLE AU CUL

Il est impulsif. Des coups de têtes, voir des coups de gueule. Ca peut déstabiliser. Il est mal dans son slip. Quant il a l'amour devant...